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Ici, vous aurez le choix de vivre une vie normale, ou bien d'apprendre les arcanes de la magie et de défendre la Terre et Momo -la dimension d'à côté- contre de dangereux monstres!

Devenez traqueur ou forgeron, politicien, mafieux ou encore simple fonctionnaire ! Accomplissez des quêtes et perfectionnez vos pouvoirs ! Partez à la chasse ou venez nous aider à explorer les terres inconnues...dans tous les cas nous n'attendons que vous !

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 Go and get me ! (Flashback 2)(Pv Tsukasa Hesediel)

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Sayuri G. Hesediel

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MessageSujet: Go and get me ! (Flashback 2)(Pv Tsukasa Hesediel)   Dim 1 Nov - 4:37


Go and get me !



Aujourd’hui, était un rare jour de beau temps. Le soleil attendrissait la rudesse du vent hivernal et ses rayons chatoyants taquinaient la peau des académiciens au dehors, avec douceur. La cloche allait sonner les quatre heures et la nuit semblait encore loin. Dans les couloirs, tous les élèves se hâtaient en direction des jardins pour profiter du parc en ces minutes agréables, où, le froid, se faisait moins ravageur qu’à l’habitude. Entrain de nettoyer le tableau de ma classe, j’entrevis le dernier consigné au ménage disparaître par la porte battante avec un grand sourire. Il m’accorda un petit signe de la main et ses yeux d’un magnifique vert tapageur me récompensèrent d’un merci silencieux. Je m’étais proposée pour remplacer l’équipe de corvée ce soir. La plupart faisait partie du club de théâtre ou de jardinage, or la nature clémente en cette fin d’après-midi, se prêtait, pour une fois, à leurs activités. Je ne m’étais pas sentie de refuser ce service à des camarades que, si je ne fréquentais pas, j’appréciais. Les étudiants de troisième année étaient ordonnés, ainsi le travail ne dépassait pas l’outre-mesure. Il n’y avait pas beaucoup de papiers par terre. Les chaises avaient été remises correctement en place. Le plus gros de ma tâche consisterait à nettoyer les bureaux  sales, en plus de balayer, sans compter le givre magique accrochait à une des fenêtres de la salle. C’était là, sans aucun doute, l’œuvre d’un petit démon farceur. Notre enseignant en magie, nous aviez confié une petite pelle créé par les bons soins d’une élève Kumi Hayashi, qui devrait nous permettre sans anicroche de racler la couche de glace épaisse qui obstruait la vitre. C’était Jonathan qui aurait dû s’en charger, un télékinisésiste, mais en son absence, l’affaire me revenait d’office.

Le produit utilisé pour nettoyer la surface boisé des meubles de l’établissement, était un gel à la teinte bleue qui sentait très fort la javel et assez irritant pour les mains. Il avait, cependant, l’improbable faculté de pénétrait les souches des matières végétales et d’en raviver l’éclat. Quand on l’appliquait, on utilisait un gros pinceau de peinture et il était essentiel de porter des gants avec un masque. Cela me donnait presque l’impression de pratiquer une expérience de chimie. Au début, j’étais un tantinet impatiente en l’attente d’une réaction quelconque. Néanmoins, à part buller -parfois- le spectacle n’avait rien d’excitant. Le mouvement me forçait à tirer sur mon dos et sur mon genou. Ce dernier était douloureux. La blessure de la semaine passée n’avait pas disparu en totalité. J’avais fracturé mon os contre le bureau du président du comité de discipline. Et, si la magie avait pu réduire la plaie à un rien, son souvenir se faisait toujours sentir par une douleur au niveau de l’articulation. Le rappel de cet épisode, me conduit instantanément à penser à Tsukasa Hesediel. A sa peau d’albâtre et ses grandes prunelles mauves aussi perçantes que celle d’un fauve en traque. Je ne savais pas s’il m’inspirait colère ou amitié, si je l’appréciais ou l’exécrait. Les premières minutes de notre entretien me revenaient comme un écho glacial qui contrastait avec la compassion qu’il m’avait témoigné par la suite. Avec un soupçon de concentration, j’étais sûre de pouvoir décrire le parfum qu’il portait ce midi-là, la sensation de ses doigts sur les grains de mon derme ou, la chaleur agréable que dégageait son torse lorsqu’il m’avait emmené à l’infirmerie. La pensée de ses annulaires caressants mes lèvres une seconde frivole alors qu’il me donnait le reste de la madeleine, me brûla soudainement. Le rouge grimpa à mes joues désormais, incandescentes. J’étais tellement embarrassée. Les effluves du produit devait me monter à la tête, car il était inconcevable que je sois attirée par l’inaccessible président. Il était beau, mais on ne se correspondait absolument pas, c’était décrété d’office.

Il me fallut une bonne heure pour recouvrir chaque bureau à moi seule. Les nuages empourprés de rose du ciel me hâtèrent indirectement de m’occuper du givre sur la fenêtre. Ce serait trop compliqué dans le noir de la nuit. Il y avait le couvre-feu aussi, sans parler de mes devoirs. Puis, surtout, il fallait aérer la pièce pour permettre au gel de sécher correctement. Je m’emparai de la fine pelle noire anxieusement. Le contact métallique n’en était pas glacial. Je devinais l’énergie qui courait dans l’objet. Cela me donna des frissons. L’héritière du clan Hayashi avait un magnifique don même si je ne l’enviais pas, hormis pour son adorable visage de poupée. Il y eut un léger crissement tandis que j’ouvrai la fenêtre. Comme je n’étais pas capable de faire voler la pelle par la pensée tel qu‘aurait pu le faire Jonathan, il me faudrait me percher sur le rebord. L’idée d’être suspendue entre vide et sol ne me plaisait pas, mais j’étais très forte en gymnastique et me vantait sans complexe d’avoir un très bon équilibre. C’est donc, toute pleine de cette assurance presque prétentieuse, que je me hissai telle une funambule. Il ne fallait pas fixer le vide, juste me concentrer sur ma tâche. Cela ne prendrait normalement pas plus d’une minute, en dépit de mon mètre soixante-cinq qui ne m’aidait pas à atteindre complètement le haut du givre. J’étais en maintien précaire, toutefois je restais confiante. Ce n’était qu’une question de mentale. Il n’y avait rien de dangereux n’est-ce pas ?
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Démon


Tsukasa Hesediel

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MessageSujet: Re: Go and get me ! (Flashback 2)(Pv Tsukasa Hesediel)   Dim 1 Nov - 16:27




À chaque fois que la cloche annonce la fin des cours, tandis que des groupes se forment et que les élèves rejoignent leur club, moi c'est dans le bureau du comité que je vais passer ma fin de journée. De l'ennui, une obligation ou un devoir, je ne sais pas trop comment appeler cela étant donné que maintenant ça fait parti de mon quotidien. Un mode de vie qui difficilement se trouve perturber si ce n'est parfois par l'intervention de notre Première année tout feu tout flamme. Un jeune homme bien sympathique qui pour mon grand malheur ne m'attire que des soucis. Il est un peu turbulent il faut bien l'avouer, un peu trop énergique à mon goût, il a le don de faire grincer des dents la charmante hybride qui me tiens compagnie. Je ne le déteste pas, mais nous ne pouvons pas non plus dire qu'il y a entre nous une quelconque forme d'amitié. Je l'apprécie c'est vrai, il apporte à cette salle une certaine gaieté, ce qui diffère de l’aînée des Darknessia qui dégage une atmosphère quelque peu similaire à la mienne...Bonne ou mauvaise chose ? Une question qui ne trouvera pas de réponse je pense. Malgré les dires de certains, ici dans cette établissement ont a besoin de nous, de notre soutiens. Ce que nous faisons apporte une certaine notoriété au pensionnat, notre présence permet de maintenir une image stable aux yeux des parents d'élèves qui pour beaucoup se préoccupent de l'environnement dans lequel grandit leur descendance. Bon, c'est sûr que ce n'est pas de tout repos, on ne manque pas de travail. Entre les disputes enfantines, les petits farceurs et les roublards, la paperasse s'accumule, les plaintes arrivent les unes après les autres, nous donnons de notre personne pour régler les problèmes, aussi bien mentalement que physiquement. Scotché au cuir de mon fauteuil, on pourrait croire que je ne quitte jamais mon bureau et c'est avec tristesse que je confirmerais presque ces dires. Il m'arrive parfois de me déplacer pour intervenir dans une querelle qui aurait dégénéré, mais en général, lorsque cela arrive, ça n'annonce rien de bon pour les trouble-fêtes. Aujourd'hui je n'ai pas eu à le faire, heureusement pour moi mais également pour les autres, je n'ai eu droit qu'à de la lecture et un bourrage de crâne. Punition en tout genre, mon poignet commence à me supplier de mettre fin à mes activités. Inscrire ma marque sur de vulgaires bouts de papiers devient lassant, ça en plus des commentaires qui me sont demandés de faire sur des petits joueurs. Lire et écrire, une conduite importante à savoir non pas seulement pour que la communication puisse se faire mais bien pour nous rendre la vie plus difficile avec le temps. Robotique est ma vie depuis que j'occupe ce poste. Je donne l'impression de me plaindre mais c'est une façon comme une autre d'apprécier ma vie d'étudiant.

Un soupir, un murmure, un geste lent. Du bout de mes doigts je me saisis  de la monture de la fine paire de lunette placée au préalable sur le bout de mon nez. Un accessoire que je ne porte qu'occasionnellement afin que ma vue ne se retrouve pas détérioré par mon travail, ça en plus de mes études, un usage fait pour me reposer, mais il faut croire que ce n'est pas suffisant. Épuisé, un état qui ne me va pas, j'en viens même jusqu'à m'en pincer la racine du nez pour relever cette perte d'énergie soudaine, il est vraiment temps pour moi de m'en arrêter là pour aujourd'hui, mon mal de tête naissant ne fait d'ailleurs que renforcer mes pensées. D'un signe de la main accompagné d'un mouvement de la tête à l'intention des personnes présentent dans le bureau, j'annonce mon départ et les invites à prendre eux aussi congés, nous en avons assez fait, il nous faut profiter du temps qu'il nous reste. C'est dans un son métallique que j'amorce la mécanique de la serrure pour verrouiller la porte après avoir jeter un dernier coup d’œil à l'intérieur. J'ai ma propre clé de la salle, ainsi que les professeurs et la haute direction, chaque fois que nous laissons la salle vide, elle doit être fermée à clef afin d'éviter tout problème. Ne sait-on jamais, cette école renferme dans ses murs des petits plaisantins. Déjà je peux sentir comme un soulagement à la simple pensé que je n'y reposerai pas les pieds, je peux apercevoir l'image de mes documents brûler dans mon esprit...Pour que j'en arrive à ce point-là, c'est que vraiment, je suis fatigué.

Yulin qui habituellement me tourne autour n'est pas dans mes jambes pour une fois, certainement est-elle en train de mener la vie dur à mes camarades...Étrangement, sur ce sujet-là je peux lui faire confiance. Tant mieux, si elle n'est pas là, je vais pouvoir me concentrer sur mes devoirs et profiter du calme qu'elle prend à chaque fois plaisir à briser par son rire cristallin. Je ne saurais dire pourquoi, mais il y a quelque chose qui me chagrine maintenant que je pense aux devoirs que j'ai à faire. Comme un sentiment d'avoir oublier quelque chose, de ne pas avoir tout ce qu'il me faut. Une expertise rapide du contenue de mon sac suivit donc ma gêne, et c'est avec un fin sourire que je me rend compte que j'ai oublier un de mes manuels dans ma salle de classe. Quel idiot, ce n'est vraiment pas mon jour. Blasé, c'est le moins que l'on puisse dire, je n'ai pas d'autre choix que de remonter à l'étage pour rejoindre ma salle de classe afin de récupérer se dont je vais avoir besoin. Leste est mon pas, ma démarche, bien que je sois dans un état vaseux reste digne, ma mine qui elle tend à vouloir s'endormir n'affiche rien de ma faiblesse, j'ai la chance d'avoir pu travailler au long de ces dix dernières années une image qui ne se laissera pas perturber, qui ne montrera aucune faille, aucune ouverture, dressant toujours un mur entre moi et mon entourage. Bien vite je regagne ma classe mais aussi bien ma place pour sortir de dessous mon plan de travail l'outil qui me manque pour mener à bien ma scolarité. Mon regard se posa un instant sur l'une des vitres, observant ce qui s'y cache de l'autre côté. Le soleil commence lui aussi à décliner, le ciel prend grâce à lui une teinte légèrement rosé, une explosion flamboyante qui ne me déplaît pas, au contraire même, je prend plaisir à observer tel spectacle. Toutefois, le temps n'est pas en ma faveur, rester ici trop longtemps ne me fera pas avancer dans le travail qu'il me reste à faire. Sortant alors, je prend la direction de droite pour m'avancer à mon rythme vers les escaliers. Je suis surpris, ou presque, de ne voir personne dans les couloirs à cette heure-ci, on voit bien que quand c'est la fin des cours, tout le petit monde s'évapore dans la nature...Enfin, c'est ce que je voulais dire, mais il y a des exceptions...Une silhouette vêtue de l'uniforme scolaire venait d’apparaître au coin de mon champ visuel lorsque je passais devant une porte de classe restée ouverte.

Je m'arrête après quelques pas, puis recule pour me replacer à l'entrée de la salle, jetant alors un regard observateur sur la pièce avant d'en venir à la jeune personne encore présente. Une retardataire peut-être ? Une jeune demoiselle qui aurait oubliée de se réveiller ? Non ce n'est pas le cas, elle n'est pas assisse sur une chaise. -Qu'est-ce que...

Mais qu'est-elle bien en train de faire, là est la question que je me pose. Sur une table je peux voir un sceau remplit de produits ménagés, donc j'en conclu qu'elle devait s'occuper du nettoyage, mais en générale...Ce n'est pas seule qu'on s'en charge. Fronçant les sourcils sans trop m'en rendre compte mon visage tourna dans sa direction et mon regard se braqua sur l'étudiante. Relevant lentement la tête, détaillant ce qui se dessine devant moi. Ses pieds ne foulent pas le sol, mais plutôt le rebord de la fenêtre, cette dernière ouverte en plus de ça, de là où je suis je ne vois pas très bien au travers de la vitre, celle-ci semble piégé par un givre qui à mes yeux ne fait que me montrer une silhouette floutée. Il me semble avoir entendu parlé d'un cas relatant les fourberies de la classe 5, certain d'entre eux s'amusent à déranger leurs camarades en faisant usage d'une magie froide, ne donnant alors que plus de travail au personnel. Je distingue qu'une parcelle de la vitre a été dégivré, et à en juger par les mouvements que je perçois, elle doit très certainement être en train de racler le reste. C'est bien gentil à elle de s'en occuper, mais je n'aime pas vraiment sa manière de procéder...Suspendu ainsi en équilibre, le moindre faux pas et elle pourrait se retrouver trois étages plus bas, c'est dangereux. Est-elle consciente de ce qu'elle fait ? Je ne peux pas laisser passer ça, je peux pas la laisser prendre un tel risque. Doucement je toussote pour attirer son attention, mais rien n'y fait, elle m'a tout l'air d'être à fond dans son travail, la preuve en est qu'elle n'a pas remarqué ma présence alors que je me tiens encore à l’embrasure de la porte. Voyant que ma tentative n'a servit à rien je me décide alors à me rapprocher d'elle tout en ne la quittant pas des yeux, continuant même de la détailler. Brune est sa chevelure, mais également très longue, je peux la voir retomber et danser avec la brise hivernal. Plus je m'avance et plus sa silhouette me donne une impression de déjà vu, elle ne m'est pas totalement étrangère sans que je ne puisse pour autant dire avec exactitude à qui elle appartient. Je me décidais à retenter ma chance pour l'interpeller, ma voix se faisant alors plus forte et autoritaire, masquant l'inquiétude qu'on pourrait lire dans mon timbre.

-Hum. Pouvez-vous cessez votre activité et descendre de là s'il vous plaît.


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Sayuri G. Hesediel

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MessageSujet: Re: Go and get me ! (Flashback 2)(Pv Tsukasa Hesediel)   Mar 3 Nov - 3:19

Tsukasa ! -murmurai-je avec incrédulité.

Dans ma surprise, mon corps avait autant bondit que mon cœur et le brusque sursaut de ces derniers, me fit perdre l’équilibre. Je sentis mes pieds patinés sur le rebord en brique. Il ne fallut pas plus d’une seconde pour que l’attraction du vide qui poussait sur mes épaules -comme un petit diablotin malsain- ne me fasse entamer une chute vertigineuse. Une image de mes membres disloqués sur le sol à l’herbe verte en bas me fit hoqueter. Dans pareil moment, on se voit irrémédiablement mourir. On a à peine le temps de penser à tout ce qu’on aurait voulu faire que notre cou se brise. C’est en ce battement de cil, où la raison cède place à la panique, qu’on scelle irrémédiablement notre destin dans ce qui sera la vie ou la mort. Je ne du mon salut qu’aux formidables réflexes que les entrainements ardus, mais bénéfiques de père avait su me donner. Sous mes doigts, la pierre râpa avec force et une vive brulure sembla incendier mes phalanges le temps d’un instant. Ma deuxième main rejoignit l’autre et je pris appui avec tant de force que mes paumes en saignèrent. J’avais un goût de bile dans la gorge, mais je réussi à repasser par-dessus la fenêtre. Dans mon bond j’avais percuté la table d’en dessous qui s’effondra sous mon poids, pareille à mon corps qui s’abattit dans un grand fracas aux pieds du président Hesediel. Après une courte minute de douleur intense, je pris une inspiration importante. Je constatai avec une lucidité un peu ironique que les chaussures de Tsukasa étaient très bien cirées. Il était vraiment tiré sur quatre épingles de la tête au pied, exécrablement parfait. En vérité, j’adorai les gens méticuleux. Ce n’était pas un défaut, toutefois je n’avais pas envie de lui prêter des qualités quand je n’en finissais plus de me ridiculiser devant lui. Dans une petite quinte toux, je me redressai tant que mal sur les coudes.
-Vraiment…désolée…-sifflai-je, en manque d‘air.- Le professeur m’avait demandé de nettoyer la fenêtre dehors.

J’omis volontairement de citer que ce travail n’était pas le mien à la base, loin de moi l’idée de rapporter le tort sur mes camarades. Je ne devais mon accident qu’à ma maladresse. Dans un mouvement, j’essayai de me lever. Cependant le choc avait dû être trop important parce que des tremblements prirent mes genoux qui cédèrent. J’avais sans doute eu plus peur que je ne voulais bien me le faire croire. C’est avec une certaine apathie que je m’accrochai à la taille de Tsukasa pour ne pas m‘écrouler. Le tissu de sa chemise était frais entre mes annexes. Il avait dû la laver ce matin. Une délicieuse odeur de propre et de coco émanait de lui. En appui sur ses hanches que j’agrippai avec force pour me maintenir debout, je rougis face à ces pensées saugrenues. Depuis une semaine entière il avait tendance à me hanter d’une bien étrange manière, pis j’en venais à humer son parfum dans un moment pareil. J’avais un soucis avec Hesediel. Il semblait m’être aussi nocif qu’un poison. Il n’avait envahi mon esprit que trop souvent ces jours-ci et j’étais déterminé à le chasser définitivement de ma tête. Je ne comprenais pas moi-même cette fascination qu’il avait réussi à exercer sur ma personne. Je l’aurai volontiers comparé à une menthe religieuse ou à un serpent à sonnette, de ces créatures qui vous hypnotisent avant de vous dévorer sans pitié. Et, là encore je m’en voulu de le juger ainsi. J’avais pourtant eu droit à un exemple de sa douce gentillesse lors de notre seule confrontation. Il n’était pas détestable, c‘était mon problème je crois. Je portais un index à mes lèvres comme un automatisme et relevai un regard perdu sur lui en constatant, pour la énième fois, à quel point il était bien fait de sa personne, musclé et avec des yeux à couper le souffle. J’avais presque le gout de cette madeleine en bouche…Je…
-Pardon !

Je m’égarai. J’en oubliais la position dans laquelle j’étais, ainsi que la remontrance sous entendue exprimée quelques minutes plus tôt. Il devait être en colère. Par avance, je déglutissais à l’idée de l’affrontement à venir. J’avais peur à l’idée de ce qu’il allait pouvoir me dire. Je craignais la véhémence du brun que ma verve habituelle ne faisait même pas sourciller. Je déglutissais, les joues en feu et me reculai. J’avais froissé son uniforme. La situation n’était pas si différente de celle qui nous avait réuni dans son bureau il y a peu. Je me faisais toujours l’effet de la brebis égarée entrain de fuir le loup. Anxieuse, je cherchais désormais à échapper à ses améthystes envoutante et me concentrai sur le parterre parsemé d’échardes et de bois.
-Je ne faisais qu’exécuter les ordres d’un professeur Hesediel-san ! Je...je…je paierai les dégâts ! Ce n’était pas volontaire, alors ne prend, ne prenez pas ce ton accusateur !-bégayai-je à la limite de l’indignation.- Je vais nettoyer, c’est promis. -Et comme pour appuyer l’acte à la parole me penchai pour ramasser un morceau de planche brisé. -
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Tsukasa Hesediel

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MessageSujet: Re: Go and get me ! (Flashback 2)(Pv Tsukasa Hesediel)   Ven 6 Nov - 3:56





Quand le poste nous colle à la peau, il est difficile de nous défaire de notre rôle, celui du président du comité ne me quitte malheureusement jamais ou alors bien trop rarement. Toujours est-il que je me montre supérieur sans pouvoir rien y faire devant qui que se soit, comme pour masquer une faiblesse qui, si elle était dévoilé, pourrait m'être dans l'avenir fatale. Droit de ma personne, aucune faille dans ma simple démarche, dans ma posture, ma voix se fait toujours cassante et autoritaire, cette fois-ci ne fit pas exception à la règle. Comme une seconde nature, dicté par une force inconnue, il avait fallut que je me montre tel un dictateur  qui au delà d'une formule de politesse avait donné son ordre. Ce n'est qu'après coup que je me suis rendu compte de mon erreur de jugement, j'avais mal analyser la situation, j'ai agit bien trop rapidement pour me faire entendre. Pas une seule seconde l'idée de surprendre mon interlocutrice ne m'était venu à l'esprit, au risque de la faire perdre son équilibre. Une position dangereuse pour une situation bien délicate et périlleuse, j'ai été négligeant, inattentif de mon environnement, inconscient du malheur que je pouvais engrener.  À peine ma voix finit-elle de se perdre dans la brise que sous mes yeux ses pieds glissèrent sur le rebord de la fenêtre. Vite, tout se passe bien trop vite. Moi qui pourtant possède un bon instinct en général, moi qui ai de bons sens, moi qui ai forgé ma force et mon don sur ma vitesse, je suis incapable de bouger. Mon corps est lourd, mon sang ne circule pas assez dans mes muscles, je suis lent en cet instant, comme figé dans le temps. Je venais de tendre la main dans le vide comme pour tenter de la rattraper, mais un gouffre entre elle et moi venait de se creuser en l'espace d'une seconde. Très rapidement la silhouette brune s’effaça. Douloureuse est cette boule qui s'est formée dans le fond de ma gorge, bloquant mes cordes vocales, ne voulant pas les laisser vibrer pour crier mon désarroi. De la peur, de la panique, je ne sais pas exactement ce qu'il en était, mais la sensation était plus que désagréable. De toute hâte je m'étais rapproché du rebord de pierre, ne remarquant que plus tard la présence de ses dix doigts qui fermement s'y agrippaient pour ne pas tomber. Vite, tout se passe bien trop vite. Une phrase qui se répète dans mon esprit encore troublé. De l'aide, il lui faut de l'aide. Mais encore une fois, je n'ai rien pu faire ou plutôt devrais-je dire qu'on ne m'en laissa pas le temps cette fois-ci. Dans un effort soudain, dans une grande volonté, j'ai pu voir se surélever un ange éclairé par la lumière rougeoyante du soleil déclinant. Une apparition divine qui fit faire un bond à ma matrice sanglante. Elle surgit à l'intérieur dans un élan presque surhumain, entraînant avec elle dans son atterrissage incontrôlé la perte d'un bureau qui sous son poids et la rencontre brutale céda sans opposer meilleure résistance.

Perturbé, bouche-bée, je ne dis rien, je ne fais rien. Mon corps ne veut pas m'obéir, il est déconnecté du reste. Elle s'excusa et sa voix fut tel un électrochoc. Ce timbre si délicat, cette fine silhouette, dans la précipitation je ne m'étais rendu compte de rien, je n'avais pas fait attention à la personne qui par ma faute a bien faillit perdre la vie. Je n'avais pas eu le temps de l'identifier distinctement. Mais maintenant elle est là, en sécurité, loin de ce vide malfaisant et de cette gravité démoniaque qui dans ce genre de situation nous tends les bras que pour nous arracher à ce monde de ses griffes perfides. Direct est ma réaction en réponse à ses paroles, mon regard se braqua en un instant sur la dite fenêtre qui lui a valut une telle frayeur. Très vite un système d'engrenage prit place dans mon esprit pour que vienne à moi la source du problème. S'il faut nettoyer la vitre, c'est parce que quelqu'un à trouver intelligent de la givrer et de ce fait, la cause de tout ceci est donc le petit malin. C'est donc par sa faute que la jeune étudiante s'est vu jouer les acrobates. La solution est simple : L’éradication du mal par le mal, voilà ce qu'il reste à faire. Extrémiste sur le moment, une réaction que je ne parviens pas à déchiffrer, bouillant intérieurement, une rage qui disparu lorsque sur mes hanches je pu sentir une certaine pression s’exercer. Elle venait de se cramponner à moi pour ne pas trébucher, en proie à la faiblesse de ces jambes qui tremblent encore de crainte d'avoir presque entrevue l'autre côté. Je baissais la tête pour la regarder, et c'est lorsque ses pupilles couleur noisettes croisèrent mes améthyste que je fus prit d'une vague de chaleur bien particulière. Souriant intérieurement sans m'en rendre réellement compte, je comprend maintenant pourquoi je réagis avec autant de force. Ces grands yeux sont ceux de la charmante étudiante qui une semaine plus tôt est venu me rendre visite pour me faire la leçon. Une rencontre que je ne peux pas oublier, encore moins quand je me souviens de la manière dont elle s'est terminé. C'est bien la première fois que dans l'enceinte de mon bureau on ose me sauter dessus. Je devais vraiment être détestable à ses yeux et le suis certainement encore, plus particulièrement aujourd'hui, maintenant que j'ai faillit lui faire perdre la vie.

Elle n'a pas changé, elle est resté la même que la dernière fois. Ses paroles me parviennent mais je n'y fais pas particulièrement attention, du moins pas pour le moment. Je peux lire sur son visage un certain trouble, comme craintive de me voir la gronder encore une fois, une seconde fois, comme lors de notre première rencontre. Est-ce que chacune d'elles vont se passer ainsi à chaque fois ? Devrais-je lui faire la morale à chaque fois que nous nous verrons ? J'espère bien que non, même si le doute me gagne. Au travers de mes rétines je peux la voir se mouvoir, je peux voir se mettre en action tout son corps, sa longue chevelure d'ébène suivant son rythme, dévalant alors son dos en une cascade. Son bras s'étend et sa main se rapproche d'un vulgaire morceau de bois. Quelle ne fut pas ma surprise de me sentir soudainement léger et rapide. Instinctivement, le simple fait de la voir bouger me libéra de ma malédiction. Mes phalanges s'écartèrent alors pour que viennent s'enlacer autour de son poignet mes doigts avec fermeté, bien qu'une certaine douceur persiste. Un petit mouvement de la tête suivit mon geste, de droite à gauche, je ne parviens pas encore à retrouver ma voix. Sans violence, sans grande brutalité, je tire sur son bras. Et c'est là que l'attraction a de l'utilité, emportée par ma force, bien vite s'est épaules se retrouvent scellées dans le creux de mes bras. J'ai eu terriblement peur pour elle que mon corps à réagit de lui-même sans que je ne puisse rien faire pour l'en empêcher. Moi qui pourtant suis froid et distant, moi qui tant bien que mal cherche à bâtir un mur entre moi et les autres, me voilà en train de le détruire, de le regarder s'écrouler comme un château de carte auquel on aurait soutirer son pilier principal. Je trouverais le temps de le reconstruire, mais là, en ce moment, il m'est impossible d'empiler les pierres les unes sur les autres. Ma force venait de me quitter.

-Ne me refaite plus jamais ça. Ne me refaite plus peur. J'ai cru mourir.

Il s'écoula une bonne dizaine de secondes avant que je ne me décide à la relâcher. Soupirant alors que mon sourire soulagé s’effaça pour qu'elle ne le voit pas. Mais hélas, bien qu'il ne soit plus présent sur mon visage, la lueur de mes yeux, elle, trahit ma joie de la savoir en sécurité. Voulant me donner un semblant d'air détaché, je réajuste ses vêtements du bout de mes doigts, portant par la suite mon regard sur les décombres de la table qui a servit à amortir sa chute. Là pauvre, elle est dans un tel état, elle est maintenant inutilisable.

-C'est la seconde fois que vous vous faites mal...Par ma faute qui plus est...Je vais finir par croire que vous le faites exprès...

C'est sur le ton de la moquerie que je lui adresse ces quelques paroles avant de m'accroupir pour constater les dégâts mais également le travail supplémentaire qu'elle vient de se rajouter. Habilement je tend mon bras pour reproduire le même mouvement qu'elle, identique même à celui d'une princesse que l'on n'a aucun mal à reconnaître dans son conte de fée, celle-là même qui se piqua le doigt avant de sombrer dans un long sommeil. Heureusement pour moi, rien de tout ceci ne m'arriva, enfin, c'est avec ironie que je perçois une fine douleur se faire ressentir, je ne sombra pas. Pas de poison ni quoique se soit y ressemblant, rien d'autre si ce n'est qu'une petite perle rougeâtre naître sur mon derme. De ma langue je viens la faire rouler dessus, me délectant dans sa saveur, de ma saveur. Ce goût métallique ne me déplaît pas. C'est avec mon index entre mes lèvres que je relève le visage en direction de la jeune étudiante, tentant de masquer cette fourberie qui s'est prise à moi. Je veux lui éviter de ce faire du mal et voilà que sous ses yeux je m'en fais, qu'elle ironie.

-Comment va votre genoux depuis la dernière fois ?

Essais-je de détourner son attention afin qu'elle ne se moque pas de moi ? Peut-être bien qui sait. Le fait est que je m'inquiète vraiment, même si cela peut paraître inimaginable et insignifiant. Sans attendre d'entendre sa réponse, quelque chose d'autre me revint à l'esprit : Sa présence ici. Que fait-elle là seule après les cours ? Une demande de son professeur ? C'est bien ce qu'elle venait de dire non ? Voilà une information que je n'apprécie guère. Lentement je refais le tour de la pièce en prenant le temps de tout bien détailler dans ma tête, analysant chaque chose qui se présente devant moi. Le tour de la question est vite fait, elle est prise pour la bonne poire de la classe, ça ne fait aucun doute. Et si je m'en base à notre première confrontation mais aussi de ce que j'ai entendu la concernant par le personnel de établissement, elle n'est pas le genre de fille à refuser un service, ce qui lui apporte par moment bien des soucis mais également du retard dans sa scolarité, ce qui explique ses notes.

-Il me semble que le nettoyage, quel qu'il soit doit se faire à deux. Et étrangement, je ne vois pas votre camarade de corvée. Dis-je en fronçant les sourcils pour donner à mon regard un impact plus puissant, plus imposant. -Avec quelqu'un d'autre, vous auriez déjà fini. Repris-je en soupirant encore une fois, m'avançant cette fois-ci vers la fenêtre pour me pencher et m'emparer de l'outil qu'elle a fait tomber plus tôt, l'observant avec attention.

-Je vais vous aider, si vous n'y voyez pas d’inconvénient, mademoiselle Gotô-san.Même pas j'attends une réponse d'elle que je commence déjà à retirer ma veste pour ne pas être gêner.

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Go and get me ! (Flashback 2)(Pv Tsukasa Hesediel)

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