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Ici, vous aurez le choix de vivre une vie normale, ou bien d'apprendre les arcanes de la magie et de défendre la Terre et Momo -la dimension d'à côté- contre de dangereux monstres!

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 Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]

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Tsukasa Hesediel

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MessageSujet: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Sam 31 Oct - 3:24




Convocation Orageuse




La cour extérieur pullule de petites fourmis, enfin, ce que je veux dire c'est qu'elle est bondée par les jeunes élèves qui viennent de sortirent de leur salle de classe. Certains s'amusent déjà, d'autres eux se dirigent vers ce qui semble être la cafétéria, ce qui au vu de l'heure serait parfaitement logique. La sonnerie annonciatrice de la fin de la première partie de la journée a retentit dans tout l'établissement, et c'est avec un regard emplit de désespoir qu'il y en a qui se disent qu'il reste encore la seconde moitié. Triste n'est-ce pas ? Chaque jour c'est la même chose, un petit quotidien qui se répète, devenant à la fois monotone et ennuyeux avec le temps. En cette fin du mois de novembre, le ciel ne nous permet plus d'afficher un large sourire comme lors de cet été, froid et sinistre, une teinte brumeuse et grisâtre qui apporte un air de mélancolie. Nous avons toutefois la chance que la pluie ne soit pas présente, bien que cette dernière pourrait venir refroidir les ardeurs de certains individus. Mais bon, un petit coup de pouce de mère nature est bien trop demandé et elle n'est pas particulièrement nécessaire. C'est à l'abri du vent et de la température presque hivernal que j'observe le petit monde au travers de l'une des vitres de mon bureau, celui-là même où je passe d'ailleurs la plus part de mon temps pour mon plus grand malheur. Comment voulez-vous ne pas soupirer face à pareille situation, d'un côté je peux voir le petit monde qui s'agite, et d'un autre une montagne de papier qui ne demande qu'à s'écrouler. Il y a de quoi décourager même le plus valeureux des chevaliers. Je n'en suis pas un. Heureusement ou bien malheureusement ? Je ne sais pas trop quoi répondre. Les bras croisés, en appui contre le mur et le regard perdu dans la foule, un petit son bien particulier vint perturber le silence qui s'était installé, un craquement qui n'a strictement rien à faire dans cette salle et qui a pour effet de faire naître un début d'agacement, plus précisément lorsqu'un second se fit entendre. « crac, crac », C'est avec énervement que je prononce le nom de la créature qui m'accompagne depuis quatre ans déjà, alors qu'elle, se contente de me répondre sur un ton je-m'en-foutiste. Allongée sur le canapé, un magazine sous les yeux et la main dans un paquet de chips, la charmante louve que nous avons là prend plaisir du poste que j'occupe, elle en profite pour faire ce qu'elle veut et surtout pour me causer encore plus de tracas. Toutefois, un simple regard de travers de ma pars, suffit pour lui hérisser les poils et la mettre mal à l'aise, l'amenant alors à gendre de mécontentement et à balancer sur la table basse sa lecture avant de quitter la pièce en m’adressant une langue tirée et un claquement de porte en prime.

Assit donc derrière mon bureau avec des documents à la main, un coup d’œil sur la pendule affichée au mur m'annonce qu'à cette heure-ci moi aussi je devrais être en train de prendre ma pause déjeuner au lieu de travailler, il faut croire qu'une fois de plus, je ne vais pas avoir le temps de me ressourcer. En plus de la paperasse qu'il me faut traiter, j'ai aujourd'hui devant moi un sujet bien plus important et délicat dont je dois m'occuper : Sayuri Gotô. Élève de quatrième année en classe trois, réputée chez nous pour ses nombreux retard, on pourrait presque dire d'elle qu'elle est une habituée, mais c'est je pense l'une des premières fois qu'elle se retrouve réellement convoquée par mes soins, d'habitude sa présence se faisait sous la direction d'un de ses professeurs. Je ne la connais pas vraiment, à part son nom et son visage, je ne sais rien d'elle si ce n'est que les informations qui m'ont été fournis par l'établissement. Tout ce que je peux dire c'est que la relation que nous entretenons n'a rien de particulier, je ne la porte pas vraiment en estime à vrai dire, et il faut bien avouer que son comportement n'aide en rien. C'est dans un profond soupir que je relève la tête dans sa direction afin de pouvoir lui adresser un regard qui en rien ne montre une quelconque lueur de compassion pour son cas.

-Sincèrement, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour que vous soyez à l'heure ? Qu'on installe un lit dans la salle de classe peut-être ? Vous êtes bien consciente que vous n'allez pas pouvoir vous en sortir comme les autres fois, plus particulièrement aujourd'hui...




Dernière édition par Tsukasa Hesediel le Dim 15 Nov - 11:59, édité 4 fois
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Sayuri G. Hesediel

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MessageSujet: Re: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Dim 1 Nov - 4:39


Tsukasa Hesediel était le président du conseil de discipline et la coqueluche des filles de dernière année. J’avais, souvent entendu parler de lui par le bouche à oreille, et d’ailleurs, la plupart de mes camarades de classes faisaient partis de ses admiratrices les plus ferventes. Elles me rapportaient régulièrement ces faits et gestes, la façon dont-elles espéraient pouvoir attirer son attention ou ce qu’elles pensaient lui écrire dans leurs prochaines lettres de saint valentin. A force dès les écouter discuter, je connaissais du nom de son parfum à sa couleur préférée, le rouge et sa boisson favorite, le café au lait. En cours de cuisine, il n’était pas rare de les voir s’affairer à préparer à son égard de copieuses boîtes à repas, qu’au final aucunes ne donnaient par crainte d‘un rejet systématique. Il faut dire que l’homme semblait être difficile, bien que toujours aimable, il restait une figure d’autorité et se montrait intransigeant. Cela en stoppait plusieurs, quand sa réputation de tombeur ne le faisait pas. Et sur cette dernière, je considérais qu’il n’y avait aucun doute à avoir. C’était le genre à poser dans les magazines, une vraie gravure de mode, intelligent et courtois. Toutes-somme quand on était une femme, il était dur de ne pas adorer, si ce n’est au moins admirer Hesediel, pourtant je le trouvais imbuvable. Je ne le fréquentais pas, mais ce que m’avait rapporté mon frère la semaine dernière, avait suffi à me convaincre qu’il n’était qu’un rustre jaloux et détestable de prétention.

Une vague de colère me fit tiquer, nerveuse, alors que j’attendais patiemment qu’il s’intéressa à mon cas. Je me souvenais encore de la voix d’Ed, scandalisée. Il venait me rendre visite rarement et la seule fois où il se donnait la peine de le faire, voilà qu’un académicien -de mon école de surcroît- était venu lui faire la misère. Il l’avait humilié de la pire façon possible, tout cela devant foule juste parce qu’une de ses amies avaient oublié leur rendez-vous lui préférant la compagnie d’Edgar. Je n’en revenais pas qu’il puisse être aussi vindicatif, sans parler de sa violence envers la jeune fille, héritière de l’empire Hayashi. Mon dieu ! S’il savait dans quel pétrin il s’est mis.- songeai-je sans la plus petite pointe de compassion. Je détestai les hommes qui s’en prenaient aux femmes, encore plus lorsqu’ils étaient orgueilleux et imbus de leurs personnes. Ce qui l’avait fait était impardonnable et, c’est bien parce que je jugeais son comportement immoral que j’avais manifesté la volonté d’être ici. Si, mes nombreux retards étaient le fruit d’un manque de sommeil que je n’arrivais jamais à combler, ma présence dans ce bureau était voulu.

Il n’avait pas fallu beaucoup, un peu de fausse niaiserie et le professeur de math m’avait expédié illico-presto chez le grand brun. Il avait d’autres choses à faire que de s’occuper d’une adolescente qui provoquait un retard, dans le seul but de rencontrer son premier amour. J’avais ruiné ma réputation auprès de mon enseignant afin de pouvoir m’entretenir avec Hesediel. J’espérais juste que cela ne serait pas vain. Dans son bureau tout était simple, c’était propre et bien rangé, je ne pourrais pas lui reprocher un manque de sobriété. Une fenêtre laissait filtrer les rayons du soleil, d’un teint aussi pale que le ciel n’était gris. Mon adversaire était assis en face, accoudé avec nonchalance à son pupitre d’un joli bois d’acajou poncé et plongé dans quelques papiers administratifs. En tout cas, force était d’admettre que l’uniforme lui seyait vraiment bien, sans doute que son charme naturel rehaussait la classe de tout ce qu’il portait en général. Il jeta un regard noir par-dessus mon épaule et je compris que ce dernier était destiné à son familier, une magnifique hybride qui quitta l’acabit aussi sec, accompagnant sa sortie d’un claquement de porte retentissant. Je n’étais peut-être pas la seule à le prendre pour exécrable. Je frissonnai. J’avais la chair de poule. Il ne faisait pas spécialement chaud et j’avais oublié ma veste d’uniforme en classe. La chemise blanche ne suffisait pas à me protéger du froid ambiant même à l’intérieur de l’établissement, et ça faisait plus de dix minutes que j’attendais qu’il se décide à me parler. Dans un soupir long, il finit par relever le menton et m’adresser une parole, aussi glacial que ne devait l’être ses pensées à mon compte.

-Sincèrement, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour que vous soyez à l'heure ? Qu'on installe un lit dans la salle de classe peut-être ? Vous êtes bien consciente que vous n'allez pas pouvoir vous en sortir comme les autres fois, plus particulièrement aujourd'hui...

Autant dire que le ton ne me plût pas et sa remarque encore moins. J’aurai mis ma main à couper qu’il aurait donné n’importe quoi pour ne pas être là. Cela se voyait à la façon dont il me toisait avec ses grands yeux améthyste. Des prunelles à charmer les serpents. Il avait ce petit air mécontent qui bordait le coin de sa lèvre, tout cela devait l‘agaçait. Ce n’était cependant pas grand-chose comparé à la honte qu’avait dû souffrir mon frère, ce samedi dernier. Je défroissai ma jupe et fit racler ma chaise pour me décaler. Je comptais prendre le temps nécessaire pour lui répondre, il était hors de question que je lui donne une réponse hâtive. C’était plus agréable de l’exaspérer. Je devais m’avouer mesquine, mais je ne supportais pas son attitude. J’étais plus jeune que lui, mais il aurait pu se montrer poli. A croire qu’il n’accordait de la politesse qu’à peu, si ce n’est personne. Je remis une mèche de cheveu noir derrière mon oreille. On disait qu’il n’y avait pas meilleur défense que l’attaque. La gorge un peu sèche, je me mis à le dévisager à mon tour de ce même regard incommode qu’il osait m’adresser. Je n’aimais pas les ennuis, néanmoins, si c’était pour l’honneur d’Edgar, je n’avais pas à hésiter. Il n’y avait pas de raison que je le laisse s'en tirer à bon compte. J’étais dans mon droit et dans le bon.
-Et, vous Hesediel-san ? Vous vous amusez souvent à déshabiller les bons gens en pleine rue piétonne, pour mieux agresser une femme ? Tout ceci, juste parce qu’elle a préféré passer la journée avec un autre que vous ? De plus, je vous trouve bien familier. -clamai-je, la voix plus ferme que ce que je ne l’aurais pensé.

D’un mouvement sec, je fis claquer ma main sur le plat du bureau en bois. Je prenais confiance et me sentais à présent bouillir, de cette même colère qui avait gagné le creux de mon ventre et s’était mis à le ronger depuis que j’avais appris la manière, dont Edgar, avait été mis plus que bas terre. Il n’etait pas dit qu’on traîne le nom des Charlestons dans la boue, pas tant que je serai en vie ! Rassurée par ma propre détermination, je me penchai et sifflai hargneuse, les sourcils froncés et le nez retroussé, comme à chaque fois que j’étais en proie à un sentiment d’irritation profonde.
- On n’a pas élevé les brebis ensemble. Soyez plus poli, à moins que vous ne comptiez me frapper comme vous avez osé essayer avec Kumi Hayashi ? Mais soyons clair, je ne me laisserai pas faire.
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Tsukasa Hesediel

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MessageSujet: Re: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Dim 1 Nov - 16:25




L'humour, une forme bien particulière de faire passer un sujet sur un ton comique. C'est un langage mais aussi un moyen d'expression assez commun mais qui pourtant n'est pas compréhensible par tous. Employé pour détendre, sa forme plus que sa définition, est diversement appréciée d'un individus à l'autre. Ce qui pour certains est considéré comme de l'humour, peut-être considéré par les autres comme une méchante moquerie ou bien même une insulte, comme ça à l'air d'être le cas au vu de la réaction de mon interlocutrice. Cette dernière n'a pas l'air d'apprécier ma blague. Compréhensible ou pas ? Est-ce de ma faute si elle me tend ainsi la perche, je ne dois pourtant pas être le premier à la lui sortir, ses professeurs y ont très certainement eut droit à plusieurs reprises. Ont-ils eux aussi droit à un pareil regard ? J'en doute. L'intensité de son regard couleur noisette, étrangement, ne me plaît pas. Sa manière de me dévisager est loin d'être agréable, j'en ressentirais presque même mon corps frissonner, comme en proie à un courant d'air glacial. Serait-ce de sa faute ou bien tout simplement celle de la température environnante, difficile pour moi de trouver la bonne réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, il dégage d'elle une aura loin d'être plaisante, elle n'est en rien désolé pour son comportement envers son professeur ni même pour ses multiples retards, je perçoit d'ailleurs que ce n'est pas ce qui la préoccupe le plus actuellement. Alors quoi ? Une chose est sûre, la lueur que je peux lire dans ses yeux n'est pas semblables à celle de ses camarades quand celles-ci tentent de m'adresser la parole avant de rebrousser chemin. Il n'y a pas se côté mielleux mais tout le contraire, comme une forte présence de colère mal cachée. Lui aurais-je fais quelque chose en particulier pour qu'elle m'en veuille ainsi ? Je n'ai pourtant pas souvenir d'avoir eu un quelconque échange avec elle, quel qu’il soit. C'est une première ça, avec seulement un regard elle parvient a m'intriguer, non pas déstabilisé, mais bien de la curiosité. Enfin, il se décida à ouvrir la bouche, mais pas pour répondre à la question que je venais de lui poser malheureusement. La punition qui peut lui tomber dessus ne l'inquiète pas, la preuve en est qu'elle partie sur un sujet qui n'a strictement rien à voir avec l'académie en elle-même mais sur un événement qui a eu lieu en ville et dont j'ai jouer un rôle à première vue.

De l'étonnement, c'est bien ce qu'elle peut lire sur l'expression de mon visage, bien que je reste imperturbable. Son timbre de voix se montre agressif, ce qui pour une étrange raison ne me gêne pas plus que ça. Si elle pense pouvoir m'atteindre de cette façon, c'est qu'elle n'a pas assez entendu parler de moi, ou alors que je ne me suis pas assez démarquer comme je le pensais. Le fait est qu'elle ne me craint pas, qu'elle n'a pas froid aux yeux à la différence de beaucoup d'autres. Elle est d'ailleurs, je pense , l'une des premières à se montrer aussi glaciale et impartiale avec moi, ce qui a pour effet de me faire sourire en mon fort intérieur, voyant en elle une jeune femme forte et courageuse. Un petit quelque chose qui manque chez beaucoup je pense. Est-ce que déshabiller les gens est pour moi un amusement ? En d'autres circonstance je lui aurais répondu que oui, mais là, en l’occurrence, ce dont à quoi elle fait allusion ne me le permet pas. Les rues piétonnes donc, c'est ce qu'elle vient de dire. Ai-je fais quelque chose de ce genre là dernièrement ? C'est fort probable. Enfin, c'est sûr même. Oui je me souviens de cette fois-là, cette journée où j'ai enfin prit la décision de sortir pour me détendre un peu, cette journée où je me suis retrouvé impliquer dans une histoire où je n'avais rien à y faire. Rien que d'y penser mon corps réagit de lui-même, ma main s'étant glisser sur la table pour venir se perdre dans le fond de ma poche. Silencieusement et inconsciemment, mes doigts pianotèrent sur le clavier de mon téléphone jusqu'à tracer un chemin électronique pour attendre le fichier prit lors de ce moment là. Mais qu'est-ce que je fais là moi ! J'ai bien faillit lui tendre la preuve de mes méfaits. Heureusement que je me suis repris à temps, même s'il faut admettre que l'enregistrement est plutôt pas mal dans son genre. Quoiqu'il en soit, il y a certaines choses dans ses dires qui me sembles irréelles, peut-être bien parce qu'une grande partie est à des années lumières de la vérité.  La première est correcte, je suis d'accord avec elle. Et oui, ça m'a amusé, mais ça ce n'est qu'un détail, un petit bonus dirons nous. Par contre le reste, là je suis sceptique. Moi ? Agresser une femme ? C'est loin d'être mon genre, même en cas d'énervement, je sais me tenir envers la gente féminine, si tout du moins on ne prête pas attention au départ endiablé de ma louve bien entendu.

J'affiche au départ une mine faussement perturbée par ses paroles avant de revenir avec sur le bord des lèvres un rictus qui en dit long sur ce qui me traverse en l'entendant parler. En plus d'aborder un sujet qui ne la regarde pas et qui me concerne, mademoiselle se permet qui plus ait d'élever la voix et se montrer insultante , ça en plus de faire du bruit en frappant de sa main le bois de mon bureau alors qu'il ne lui a rien fait. Pauvre enfant, pourquoi s'énerve-t-elle ainsi, pourquoi tant de haine et de violence alors que c'est l'une des premières fois que nous ayons une entrevue. Elle se montre hautaine et agressive, je peux lire dans l'expression de son visage la flamme qui l'anime. Ses sourcils froncées lui donne un petit air d'autorité que j'affectionne étrangement mais que je ne lui laisse en rien voir. Son nez retroussé montre son état d'esprit. Elle est confiante dans ses propos, il croit dur comme fer chacune de ses paroles, elle n’éprouve pas un seul doute sur mes actes. Je suis forcé de constater que j'ai la en face de moi une personne bien naïve. C'est dommage, moi qui m'attendais à une adversaire de choix, je me retrouve avec une idiote, sans vouloir être méchant. C'est de désespoir que je secoue brièvement la tête en laissant s'échapper un profond soupir, les yeux fermés sur la situation que je trouve maintenant ennuyeuse.

-J'aurais tout entendu...murmurais-je en coin avant de me redresser et de lui faire face à elle et son regard qui semble bâti sur de solide fondation. Je me ferais une joie de porter à chaque pilier le coup de grâce pour le voir ensevelit par la honte. Pour qui me prend elle sérieusement, elle ne sait vraiment pas à qui elle a à faire. Bien que dit de cette manière, je suis conscient que je ne suis pas différent de l'homme dont elle parle. En appui sur les accoudoirs de mon siège, je relève ma main gauche pour que vienne se nicher en son creux ma joue, mon index venant bercer ma tempe dans un rythme bien défini. -Il y a trois points essentiel que je relève dans cette conversation. Le premier....Je marque une courte pause et fronce à mon tour les sourcils pour donner à mon regard plus de sérieux et de sévérité.-Comme vous le dites, nous n'avons pas élevé les brebis ensembles, j'exige donc que vous vous en teniez à vos propos. Dit dans un langage plus familier et direct : Tais toi. Pour rester polis. Fort heureusement que je me suis abstenue de le lui dire de cette manière là. Elle me manque de respect, il me faut donc la remettre à sa place avant qu'elle ne prenne trop ses aises.

-Deuxième point. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait, c'est tout aussi simple que ça.C'est qui est vrai.-À vous entendre j'en viens à la conclusion que vous n'étiez pas présente ce jour-là. Et donc vous basiez sur une réalité déformée. Le bouche à oreille étant ce qu'il est, je peux comprendre. Néanmoins, vous êtes loin de la vérité. Oui, j'ai un peu exagéré en humiliant ce pauvre homme, mais c'était mérité. Je n'ai fait qu'apporter mon aide à une étudiante qui en avait besoin. Et pas qu'un peu, je n'y suis pas allé avec le dos de la cuillère. Peut-être devrais-je lui dire de jeter un œil sur les vidéos trouvables sur le net pour s'en rendre compte elle même, à moins qu'elles n'aient déjà été retirés sous l'influence de Monsieur.

-J'ose espérer qu'il n'est pas ainsi envers toutes les femmes, qu'il ne soit pas aussi irrespectueux et violent. Forcer ainsi une jeune femme à le suivre au point de lui laisser des marques sur la peau, excusez moi, mais je trouve ça impardonnable. Vous semblez connaître Hayashi-san, vous n'êtes pas sans savoir qu'elle est encore jeune, cette expérience dût être effrayante pour elle même si elle ne laisse rien paraître.

C'est vrai ça, Kumi Hayashi est d'après ce que je sais, de deux ans ma cadette. Ce qui signifie qu'elle a dans les alentours de seize ans. Elle est gentille et possède un visage d'ange, mais malgré la maturité dans le veut faire preuve, elle n'en reste pas moins une très jeune femme encore et comme je viens de le dire, ce dût être terrifiant pour elle. Elle ne me dira rien, mais j'espère qu'elle a d'en son entourage quelqu'un à qui elle pourra se confier, une personne avec qui elle pourra partager sa crainte et surtout se sentir en sécurité. Au sein de l'établissement j'aurai toujours la possibilité d'intervenir, mais en dehors, je ne serais pas toujours là bien malgré moi. J'en ai pas terminer avec la belle brune qui me fait face. J'ai encore des choses à lui dire pour que dans son esprit la désillusion s'évapore et quelle regarde plus loin que le bout de son nez.

-Sachez que je n'ai en aucun cas fait du mal à Hayashi-san malgré ce que l'on a voulu vous faire croire, ni même à aucunes autres femmes d'ailleurs.

Au même moment, lors de cette prise de parole, je me suis relevé pour la dominer de toute ma hauteur, non pas pour la regarder de haut mais pour rendre un peu plus d’efficacité à mes mots. Un petit demi-tour, je regarde en coin la cour au travers de la fenêtre, avant de me décider à revenir auprès de celle qui me traite de tout les noms. J'ai encore un point à soulever. Peut-être pas le plus important, mais il doit être fait. Mes mains viennent alors se poser en délicatesse sur la matière qui compose mon meuble principal, symbole même de mon autorité, bien qu'il rentre en seconde place après mon siège. Je me penche légèrement en avant et plonge sur elle un regard perçant qui masque ma fourberie.

-Dernier point et pas des moindres. Elle n'est pas ma petite amie. Si c'est ce que vous pensez.

Aprés lui avoir adressé un petit sourire joué sous un air charmeur, je me recule et croise les bras, la dévisageant en reprenant cet air qui me va si bien, celui qui n' a de cesse d'exister dans cette pièce : L'autorité.

-Néanmoins, tout ceci n'a rien a voir avec votre présence. Changer de sujet ne vous fera pas passer à côté de la punition que vos professeur veulent me voir vous donner.



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Sayuri G. Hesediel

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MessageSujet: Re: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Mar 3 Nov - 3:18


Orgueilleux, suffisant et froid. C’était les trois adjectifs qui lui convenaient le mieux en la situation actuelle. Si, pendant un court instant, il m’avait paru l’avoir affecté, ses paroles avaient eu le don de balayer en un tour de bras le château de cartes fragile sur lequel j’avais fondé mes minces espoirs d’être entendu et excusé. Je l’écoutais énoncer ces trois points avec cette déférence exécrable et le ton de sa voix grave et coupante fit monter en moi une indicible colère. Cela bouillait dans mes entrailles, si fort que j’avais l’impression d’avoir avalé une goulée d’acide qui rongeait chaque organe et creusait à sang mon estomac retourné. Il en vint à parler d’Eddy. Les mots utilisés alors frappèrent dans mon cœur comme s’il y eut assené un grand coup de poing. J’imaginais sans peine ses longs annulaires se refermaient sur l’organe pompeur et l’écrasait sans douceur, parce que c’était exactement ce qu’il faisait à l’aide de sa langue. C’était juste insupportable de l’entendre rabaisser mon frère, ça sifflait dans mes oreilles. J’aimais Edgar. C’était un homme bien, un jeune traqueur en devenir qui méritait l’admiration des gens autour de lui et non le dédain. A l’écouter le dénigrer, je percevais une étouffante rancœur noyer bronches, poumons, puis trachée jusqu’à se presser contre mes lèvres, envahissant de sa saveur amer mon palais. Je vomissais Hesediel, c’était aussi fort que cela. Mes mains tremblantes se refermèrent sur ma jupe que je froissais entre mes doigts. Ed n’était pas plus violent qu’il s’en démentait lui-même. J’ouvris une bouche fielleuse…
-Dernier point et pas des moindres. Elle n’est pas ma petite amie. Si c’est ce que vous pensez.

…et la refermai dans un hoquet décontenancé. L’incongruité de cette remarque me laissa bouche-bée. Cela n’avait aucun intérêt, que Kumi Hayashi soit, oui ou non sa petite amie, m’était d’une indifférence telle que je ne saisis pas le pourquoi de son commentaire. Il existait un mur infranchissable entre Tsukasa Hesediel et moi, Sayuri Gotô, c’est tout ce que j’en déduis. Il n’avait pas pris mes remarques dans le bon sens, je pris également les siennes à l’envers. Le miroir invisible qui nous séparait était, si épais, que j’étais presque sûr qu’il m’aurait suffi de tendre la main pour en palper la surface lisse et dure. Dans le trouble furieux qu’avait imposé sa harangue à mon esprit, je ne m’étais pas rendu compte qu’il s’était approché, mais maintenant que j’en prenais conscience, ses yeux moqueurs d’un intense violet aux reflets incarnats me faisait vibrer d’une rage profonde. C’était juste si ridicule et extrême. Je ne m’étais jamais sentie aussi furieuse, et force était de constater que ce n’était pas qu’après lui. C’était aussi envers moi-même, si peu crédible qu’il n’avait pas accordé la plus petite importance à l’émotion aigüe et sérieuse que je croyais avoir su donner à mon discours. Je n’étais pas ici par jeu ou par étourderie, j’étais là pour lui et ça il ne l’avait pas compris. Il n’avait rien compris. Rien.
-Néanmoins, tout ceci n’a rien à voir avec votre présence. Changer de sujet ne vous fera pas passer à côté de la punition que vos professeurs veulent me voir vous donner.

Ce n’est pas possible….Dans un geste brusque, je me jetai. Les doigts agrippés à ses épaules je le repoussai, alors que le bond m’entraina par-dessus son bureau et nous fit basculer dans un bruit mat au sol. La chute avait été rude et dans le mouvement je m’étais tapé le genou au bord solide du pupitre en bois. Il était rouge, un bleu s’y dessinerait vite. Le dos de Tsukasa avait claqué sur le parterre et mes ongles s’étaient enfonçaient dans sa peau à travers la chemise. J’avais dû griffer, mais je n’avais que faire du mal causé ou bien de ce qu’il pouvait ressentir. J’étais si frustrée, si énervée. Cela avait fini par faire exploser en poussières toutes mes barrières. Parce que la triste vérité était ici présente. Alors que j’attrapai son col à deux mains et plantai des yeux emplis de larmes dans ses prunelles méprisantes, je ne pouvais plus cacher qu’il m’avait bien eu. Que ses paroles avaient frappées et blessées, que j’étais impulsive et manquait de ce contrôle parfait que lui-même abordait, que je n’avais pas si grande maturité. Cependant, il était impossible de taire la tempête d’incompréhension et de fureur qu’il avait déclenché dans mon esprit chamboulé. Il n’avait pas le droit d’insulter un membre ma famille, en proie, à cette ignorance même dont il m’accusait être la victime.
-Tu…n’as…rien…rien. ..compris.–éructai-je d’un ton aussi hachée que ne l’était mon anarchique respiration.- J’en ai rien à faire de ta punition ! Tu peux me faire faire ce que tu veux, cirer tes pompes, jouais la bonne, tu peux m’insulter, tu peux me critiquer, tu peux me frapper, me gifler, me haïr mais je t’interdis d’insulter mon frère ! Je te l’interdis, tu m’entends ?!–déclamai-je à toute allure, hurlant presque.- Ne le traite plus jamais ainsi !!!

Une larme coula, suivit d’une autre et bientôt d’une dizaine. Je relâchai ma prise sur son vêtement et encastrai mon poing dans le sol à côté de sa joue en un cri rageur. Je sanglotai. J’avais perdu la partie. Je m’étais montrée sous le jour le plus néfaste qui soit. Je venais de perdre le contrôle et, avec, la chance d’obtenir des excuses de sa part. Dire que j’avais, simplement voulu redonner à Edgar, l’envie de venir me voir. J’avais souhaité pouvoir lui rapporter le pardon du président, que le mal de l’humiliation soit effacée et que tout rentre dans l’ordre afin que s’apaise sa colère. Parce qu’il était quelqu’un d’important. Constater la souffrance d’une personne qui m’était chère, c’était ce que je détestai le plus en ce monde. Néanmoins, encore une fois, je me retrouvai incapable d’agir à pleurer devant un homme qui ne méritait pas ce spectacle déplorant. J’étais certaine qu’il y prenait, d’ailleurs, un vicieux plaisir. J’avais été présomptueuse de croire que j’arriverai à culpabiliser une personne aussi froide et calme qu’Hesediel, le genre qui n’admettait pas ses erreurs. Je me savais désespérante, seulement j’étais ainsi et rien ne me changerai. Je n’aimais pas à moitié et c’est de cette passion enflammée que je m’écriai encore.
-Tu fais erreur ! Il y a forcément un malentendu alors, alors, je t’en supplie ! Retire ce que tu as dit !! Edgar n’est pas violent, ni pervers !
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Tsukasa Hesediel

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MessageSujet: Re: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Ven 6 Nov - 3:58





« Je ne m'attendais pas à ça », c'est bien ce que je me suis dit à l'instant même ou je l'ai vu se lever de son siège pour, non pas m'en coller une, mais pour me sauter dessus de façon magistrale. Oui, jamais je ne me serais attendu à voir un jour quelqu'un me sauter à la gorge comme elle vient de le faire, personne à ma connaissance n'aurait d'ailleurs osé essayer. Pourquoi ? Peut-être bien parce qu'ils ont à la base tous conscience de ce qui risque de leur tomber dessus par la suite, en général leur cas ne s'arrange pas dans le bon sens, s'en est même très loin. Il faut croire qu'elle n'est pas de la même trempe que tout ceux qui se sont retrouver face à moi dans cette pièce, eux au moins savent ce qu'ils peuvent et ne doivent pas faire. Assoiffée ou plutôt enragée, c'est comme hypnotisé par l'intensité de son regard que mon corps n'a sût trouver le temps de réagir, comme ralenti dans son temps de réaction tant son attention fut absorber par la profondeur de ses yeux. De la haine plus que de la colère, une flamme vive qu'il vaut mieux ne pas approcher de crainte de se voir brûler, une ardeur flamboyante que je ne parviens pas à analyser du fait que je sois moi-même la source de sa puissance, de sa grandeur, de sa violence. Une diablesse avide d'un désir sauvage, une louve qui na pas peur de planter ses crocs pour se nourrir, je lui découvre une impulsivité dont je n'en imaginé pas l'existence. Jamais juger sur les apparences, comment ai-je pu commettre pareil erreur alors que j'ai pourtant toujours appliquer cette règle dans mon quotidien, jouant même particulièrement dessus pour détourner l'attention du petit monde. Ses prunelles me brûlent mais ne me font pas l'effet d'un coup de marteau, comme insensible à son hostilité qui m'a prise pour cible. Qu'ai-je fais à notre bon dieu pour mériter pareil traitement, moi qui pourtant n'ai fait que mon devoir en tant qu'être humain. Est-ce en tant que telle que ses membres s'animent avec tant de vivacité ? Elle pourrait soulever une montagne, balayant tout ce qui se trouve sur son passage à l'image d'une tempête impitoyable. Mes bras ont seulement eut le temps de se décroiser et mes lèvres de s'entrouvrirent que déjà ses mains dépourvus de griffes s'étaient posées sur moi avant de m’entraîner de tout son poids et tout sa force dans sa chute. L’atterrissage ne s'est pas fait sans encombre et encore moins silencieux, un bruit sourd s'était fait entendre parmi les feuilles encore volantes lorsque ma colonne vertébrale a eu droit à une rencontre fracassante avec le sol au point de m'en arracher une grimace tirée par la douleur naissante. Folle, c'est bien ce qu'elle est.

Pas le temps de me remettre de mes états qu'elle me saisit par le col pour me forcer à la regarder mais surtout pour évacuer sa colère au travers de mon vêtement. Sous le fin tissu blanc un léger picotement se fait ressentir à l'endroit où ses mains s'étaient posées mais surtout là où inconsciemment elle a laissée sa marque, gravant sa haine dans ma chair en trois lignes verticales sanglantes. Rien de bien méchant je pense, quoiqu'assez dérangeant sur le moment, il va me falloir cacher ça aux yeux de tous, qui sait quelles nouvelles rumeurs vont se mettre à circuler sur mon compte. Il y a tout de même un facteur devant lequel j’éprouve un minimum de difficulté : Celui des larmes. Sous mes yeux se dessine une silhouette en pleur, ce qui a pour effet de me mettre un instant mal à l'aise, comme une sensation inconfortable. Je n'apprécie pas ce genre de situation, je n'aime pas voir sur qui que se soit perler sur leur visage des larmes. De la tristesse, de la peine, des moments douloureux que personne ne souhaite éprouver ni voir, même chez le plus cruel des adversaires. Un léger trouble peut se lire dans mon regard, mais elle ne le remarquera pas, pas dans cette situation, pas avec ce qui la traverse, son attention n'est pas focalisée sur moi mais sur quelque d'autre. J'ai beau être là, en face d'elle, en dessous d'elle même, ce n'est pas moi qu'elle regarde. Je le vois bien qu'elle est perturbée, chamboulée, que mes mots ont eu de l'impact sur elle. Ses barrières ont volées en de milliers éclats, mais étrangement, je ne m'en réjouis pas, pas maintenant tout du moins. Je n'en tire par cette même satisfaction que j'éprouve habituellement, je ne me sens pas totalement victorieux. Elle fait face à la réalité mais se refuse d'y croire, par principe ou bien par ses sentiments, je ne le sais pas. Elle ne lâchera pas et ne veut pas lâcher la faire, au point même d'en perdre son calme. Je venais de toucher une corde sensible et il est bien trop tard pour que je m'en rende compte.

Ses mots n'ont plus cette forme de sociabilité, ils sont agressif, ils sont puissant et d'une certaine manière bien trop chaleureux pour moi, s'en est presque insupportable d'être forcé à la voir déposer autant d'énergie pour une histoire pareille, pour un homme comme lui. Son frère dit-elle ? Je l'ignorais. Peut-être devrais à l'avenir passer plus de temps dans les dossiers des élèves afin d'avoir toutes les informations nécessaires pour livrer bataille. Je ne peux faire que l'écouter pour le moment, je peux que subir sa rage et sa passion destructrice. Son poing s'abat à côté de mon visage, je déglutis une seconde en ne la quittant pas des yeux, elle venait de manquer l'occasion de m'en mettre une. Lorsqu'elle eut fini de se plaindre et d'exprimer sa rancœur, au creux de ma poitrine les battements de mon cœur encore bouleversé par l'agitation résonne dans ma tête. Forte et profonde est ma respiration  qui commencement seulement maintenant à reprendre un rythme un peu plus supportable, bien qu'encore désagréable.  C'est après un long soupir, sans quitter ma position, que je me décide enfin à la laisser écouter le son de ma voix, non pas pour lui présenter des excuses mais pour en rajouter, ou plutôt devrais-je dire pour mieux appuyer la gravité des choses.

-Pensez ce que vous voulez, le fait est que son comportement et ses intentions ont fait du mal à Hayashi-san. Je n'ai pas à m'excuser pour l'avoir sorti de ce mauvais pas.

Je marque une courte pause le temps de me mouvoir pour me redresser tant bien que mal afin de mieux lui faire face, afin de montrer que je n'abandonne pas aussi facilement, que ses larmes ne sont pas une arme suffisamment puissante pour me faire plier. Je sais bien qu'elle ne joue pas la comédie, qu'elle est même profondément touchée par la situation. Cet homme doit représenter beaucoup pour elle, je m'en rend compte, j'ose espérer qu'il n'use pas de l'admiration qu'elle lui voue.

-Mais...Repris-je dans un murmure avant de plonger mon regard améthyste dans le sien, cherchant à avoir toute son attention. -Le défendre revient à prendre caution de ses méfaits...J'espère que vous en avez bien conscience.Pourquoi lui dire ça ? Pour la faire culpabiliser peut-être, pour lui faire prendre conscience qu'elle est en train de prendre la défense d'un homme ayant fait du mal à l'une de ses camarades. Je veux bien croire que ce n'est pas ce qu'elle souhaite me faire comprendre, je sais très bien qu'elle ne veut de mal à personne. Le protéger ne fera pas oublier à la jeune étudiante ce qu'elle a subit ce jour-là. Sait-elle d'ailleurs ce qu'elle a ressentit ? Est-elle aller la voir après en avoir discuter avec son « frère » ? Est-elle parti chercher la vérité à ses côtés ? Je ne pense pas, ça ne m'a pas l'air d'être le cas. A-t-elle vu les marques qui lui ont été faites ? Aujourd'hui elles ne sont plus que mirage, mais intérieurement elles sont encore encrées en elle. De l'exagération,  des sentiments placé là où ils ne devraient pas. Je me sers de la jeune Kumi comme d'une arme pour lui faire entendre raison tout en sachant parfaitement qu'elle n'entendra que ce qu'elle veut entendre.

-Pour lui, il n'était pas nécessaire d'en faire autant pour venir me voir. Pour qui me prend-t-elle sincèrement ? Je me le demande. -Mon bureau n'ouvre pas ses portes que pour donner des coups de bâtons. Je suis moi-même un être humain malgré les rumeurs qui courent à mon sujet, si pour me parler il faut forcer causer du tort à la direction, je suis bien curieux de savoir l'image que je donne. Suis-je si difficilement approchable ? Il faut croire que oui, ou alors est-ce dans sa nature que de trouver une bonne raison. Pourtant, si elle l'aime tant que ça, pourquoi n'est-elle pas venue directement me voir ? Je n'y comprend plus rien, je ne parviens pas à la sonder. Peut-être est-ce parce que je ne possède pas suffisamment d’élément la concernant.

-Cependant...Je suis désolé.Pas pour les mêmes raisons, mais je suis désolé.  Désolé de la voir se mettre dans un état pareille pour une histoire comme celle-là. C'est à croire que mes actes ont plus d'influences sur l'univers qui m'entoure que je ne le pensais. Indirectement je suis parvenu à lui faire du mal, elle dont j'ignore tant de chose, elle qui jusqu'à maintenant, seul son nom me revenait. Je profite de ce qui la traverse et de son manque d'inattention pour faire usage de ma force en un mouvement de bassin pour la faire basculer sur le côté. Non pas que l'avoir sur moi soit déplaisant mais tout de même, en d'autre circonstance cela aurait pu être enviable, mais là non. Chavirant alors sur le côté, je roule avec elle pour que nos positions soient inversées, à peu de chose prêt. À mon tour maintenant de la dominer, de lui montrer que moi aussi je peux faire preuve de sentiments. Enfin, j'ai beau dire mais pendant au moins une bonne dizaine de secondes je reste figé au dessus d'elle, mes mains de part et autres de son corps, en appuient sur le sol, mon regard encré dans ses grands yeux.

-Regardez ce que vous vous êtes faites.

Dis-je en lui indiquant du regard sa main, celle-là même qui est venu à la rencontre du sol et dont je me saisis du bout des doigts pour l'amener jusqu'à moi, la caressant de mon souffle comme pour chasser les impuretés naissantes. Il n'y avait vraiment pas besoin d'en aller jusque là pour une énergumène comme lui, mais ça, le lui dire ne servira strictement à rien, sa rentrera par une oreille pour en ressortir de l'autre. Légèrement penché au dessus d'elle, mon autre main vient du bout de son index recueillir ses larmes que sans grande attention ni arrière pensée, j'amène jusqu'à mes lèvres comme pour y goûter, comme si inconsciemment j'essaye de boire son chagrin. C'est accompagné d'un sourire muet que je me détache d'elle lentement en lui tendant la main pour l'aider à se redresser, lui tendant par la suite un mouchoir afin qu'elle sèche ses pleurs.

-Un mot d'excuse pour votre professeur suffira...Finis-je par dire en détournant la tête.


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Sayuri G. Hesediel

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MessageSujet: Re: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Sam 14 Nov - 19:17


Vain. Inutile. Insignifiant. Futile ou encore Dérisoire. Parmi ces mots lequel était le plus désigner pour qualifier mon comportement ou mes larmes ? Pleurer ne résout rien. Verser du sang n’est pas un drame, sangloter en est un. C’est une tragédie qui affiche la soumission, car c’est là le signe qu’on perd sa dignité, qu’on supplie et qu’on quémande à être achevé.  Est-ce, ici, clair Sayuri ? La pitié n’est pas pour les forts de ce monde. Le souvenir des yeux bleus glacés de père hantent encore mon esprit alors qu’il prononçait ses paroles, il y a longtemps, déjà. Dans la grande cours aux haies fleurit de notre jardin, le ciel avait été aussi gris et coléreux que William à mon égard. La foudre avait tapé avec autant de forces que sa canne entre mes côtes, dans mon dos ou sur mon crâne. Je crois que je n’oublierai jamais l’expression qu’imprimait alors son visage de marbre trempée de pluie, si déçu. Depuis ce jour, je sais à quel point, le sang peut avoir un goût affreux, métallique, une saveur pire que celle de la boue dans laquelle il m’avait fait mordre à pleine dents jusqu’à l’évanouissement. Quand on vit parmi les puissants on doit apprendre à être fière, de ceux que ne contrarient ni le malheur, ni la misère. Une idéologie qui privilégie la perpétuée de la lignée et son maintien dans les sphères de la haute société. S’il me fallut des années pour inculquer les valeurs familiales, j’avais appris à aimer l’idée d’être une combattante d’une trempe telle qu’on ne pouvait la plier ou la briser. Mais, alors que je serre toujours plus fort la chemise de Tsukasa entre mes annulaires moites, je sais pertinemment faire pitoyablement défaut à tous mes idéaux.
-Pensez ce que vous voulez, le fait est que son comportement et ses intentions ont fait du mal à Hayashi-san. Je n'ai pas à m'excuser pour l'avoir sorti de ce mauvais pas.

J’entendis son soupir, devinai la légère tension qui roulait sous ses muscles alors qu’il se redressait sur les coudes. S’il mentait, il le faisait bien. Il n’y avait aucune impatience, aucune rage trouble. Ses propos étaient clairs, il était aussi sûr de ce qu’il m’affirmait, que je ne l’étais de sa présente culpabilité. Et, j’avais mal jusqu’au creux des reins de constater que je me laissais à écouter, que dans mon cœur dévoué à Edgar, une pointe de doute venait de naître. Pourtant, je savais pertinemment mon frère loin de tous soupçons. Il n’était peut-être pas tendre, parfois indiscipliné, mais il n’était certainement pas grossier. Je le sais ne pas porter  grand intérêt aux femmes, il suffit de voir le nombre de nuit qu’il passe à travailler dans les bibliothèques universitaires de Londres, ne rentrant qu’au petit matin pour un repos bien mérité de quelques douces heures à peine. Il est un modèle, une personne que j’affectionne tant dans ses toques que ses actes. Aurait-il était trop franc ? Le malentendu viendrait-il de l’impulsivité parfois excessive que je me dois forcer de nous reconnaître à lui comme à moi.  En tout cas, il y a tout un monde entre le moment où l’on se croit capable d’enjamber un ravin et celui où on tombe dans son creux noir. Hesediel sait manier ses propos avec adresse. Sa tirade ne semble ne plus avoir de fin et avec elle je perds la fièvre de la victoire qui m’avait poussé si haut dans le ciel, par-dessus la faille. Je culpabilise et sa remarque sur son humanité voit la situation me glisser définitivement entre les doigts. Je tombe dans la fosse. A n’en pas douter il est un habile manipulateur. Son ton accusateur-comme presque blessée-  lorsqu’il parle de la façon dont j’ai agi dans le seul but de le rencontrer fait chavirer mon cœur tel un paquebot chancèle sous les vents de la tempête.  Je m’écrase contre un sol de granit dur. Il ne cédera pas et semblable à tout prédateur qui parvient à planter les crocs dans la gorge de sa proie, il va m’achever. Je déglutis, tremblante. J’attends sa dernière sentence. Ce n’est pas la verve qui me manque, mais c’est bien la raison et l’argumentation. Je suis en tort, car je me suis mise en colère. Je suis la première à avoir perdu mon sang-froid, pis je l’ai violenté. Quand on est une fourmi soit on se fait écraser,  soit on apprend à courber le dos. Est-ce réellement ainsi ? Vais-je tendre le bâton pour me faire battre et lui supplier des excuses qui ne vi…
-Cependant….Je suis désolée.

-Hein ?

….iendront jamais. Je ne suis pas sûr d’avoir compris. Mes pupilles se dilatent. J’entends les battements de mon cœur qui scandent des « boum, boum » graves et la mélodie de sa voix husky qui chantonne dans mon crâne, les syllabes, d’un mot dont je n’espérais plus -même en rêve- pouvoir écouter le tempo. Je sens l’incompréhension s’abattre sur mon corps fébrile, similaire à une massue fendant tête et os. C’est à peine si je réagis quand je me sens basculer sous lui, la chaleur de son corps qui survole à présent le mien léchant ma peau en me faisant frissonner. « Je suis désolée. » « Je suis désolée. » « Je suis désolée »  « Je suis désolée. » Ses iris d’un incroyable violet aux reflets écarlates fixés sur moi, je me retrouve subjuguée, la gorgée nouée et incapable de répliquer quoi que ce soit.  Cela me paraît tellement invraisemblable que je me demande si, dans mon désir viscéral d’obtenir de lui un pardon, je ne m’imagine pas qu’il l’a dit. Toutefois, la façon dont il porte ma main à ses lèvres, son haleine fraîche refroidissant agréablement la brûlure qu’a provoquée le contact irritant du sol sur mes phalanges, m’ôte un doute. Il y a dans ce geste simple, une telle délicatesse, un tel respect que j’en hoquète. Il n’y a aucune logique à sa façon d’agir pareille à un lion rugissant qui d’un miaulement se transforme en chat caressant. M’appuyant sur sa paume quand il me redresse, je me retrouve à avoir envie de lui demander pourquoi, incapable de saisir correctement le mouchoir qu’il me tend et m’échappe presque. En une minute, il vient de renverser tous mes a priori, mes préjugés, ma mauvaise image de sa personnalité. Serait-ce une tactique, un moyen de m’amadouer ? Ce que j’ai lu dans ses yeux m’empêchent de tirer une conclusion nette à ce sujet et, je me maudis de me trouver si faible face à un comportement que je trouve soudainement très prévenant et aimable, voir gentil. Personne ne m’a jamais traité avec autant de déférence, si ce n’est Mashiro ou bien Shuichi.
-Je….je….-m’étouffais-je, dans un gargouillis honteux.-

Ce n’est plus la colère qui me donne la nausée, désormais c’est la culpabilité. J’ai l’impression d’avoir été frappée par la foudre, inapte à former une phrase cohérente, à résonner ou simplement agir. Mon genou blessé bleuissant et vibrant d’une douleur que je refoule vivement, je continue à détailler les traits du visage pale de Tsukasa Hesediel. Il lui en avait suffi de peu pour me chambouler. C’était déroutant de rencontrer quelqu’un d’aussi énervant et attendrissant à la fois. Je le connaissais d’une heure même pas et il était parvenu à me faire passer d’une rage extrême à un odieux sentiment de faute. Mes yeux s’attardèrent gênées sur une tâche que j’entrevis se dessiner sur sa chemise, petite, légère, mais d’un rouge qui ne trompait pas. Une nouvelle goulée de larmes monta et avec elle, mon impression d’avoir du plomb dans l’estomac. Je l’avais blessé. Je lui avais hurlé dessus et je m’étais montrée grossière. Un tableau plus que désolant. Je considérais toujours ses remarques -du début l’entretien- arrogantes, néanmoins en s’excusant et m’aidant, il venait de désamorcer à lui seul la bombe. Je lui en voulais presque d’être aussi bon, cela me rendait davantage piteuse. Je devenais la brute de l’histoire. Les joues flamboyantes, je m’approchai boitant et le guida d’un mouvement sec dans son fauteuil. Les battements de mon cœur strident, hurlant, je défis son col de chemise et fit passer ma main à l’intérieur. Le mouchoir qu’il m’avait passé, mouillé par mes pleurs se posa humide contre l’endroit où je devinais être la plaie. Mon poignet frottant contre l’épiderme de son épaule, je n’en devins que plus écarlate. Je pouvais distinguer sa clavicule. Il avait la peau plutôt froide, c’était doux et agréable.
-Pa…Pa…pardon. Je…m’en veux vraiment. Je ne voulais pas... vous blesser, vraiment…vraiment désolée. –marmonnai-je-, en évitant de le fixer.

Le visage picotant comme une fourmilière, je calai le mouchoir sous le tissu. Ma jambe diminuée ne supportait plus mon poids et je m’accroupi dans une grimace. Sur le sol reposait un tas de feuilles que je me mis à récupérer sans oser relever mon regard dans sa direction. Je préférai observai le cirage de ses jolies chaussures noires. Elles étaient très propres. Il devait être soigneux. Je devinai d’ailleurs que les papiers que je récupérai avaient dû être rangés dans un ordre précis, le fruit d’un travail sérieux. Je venais de réduire à néant ses heures de dur labeur. La culpabilité revint, désagréable. Il était évident qu’il était quelqu’un d’assidu. C’était l’un des meilleurs élèves de classe 3. Ce n’est pas pour rien qu’il était président du comité de discipline, le poste ne lui était pas revenu par hasard. J’avais vraiment gâché ma journée, gaspiller son temps, sans parler du repas. On était midi, aucun de nous n’avait mangé. Mon soupir navré, accompagna le son de la cloche qui marquait la reprise des cours. Je devais me rattraper, il en allait plus de l’honneur d’Edgar, mais de mon intégrité.
-Je vais réparer mes dégâts….j’ai vraiment honte de mon comportement. Je ferai aussi la lettre d’excuse au professeur…Vous. –Je m’interrompis entassant les quelques feuilles que j’avais ramassé dans mes bras sur mes mollets, mon genou violacée affreusement gonflée.- Vous devriez aller faire désinfecter la coupure. –Je fouillai dans une poche à la recherche d’une madeleine que j’avais fait en cours de cuisine ce matin.- Tenez…ça vous calera un peu. –lui proposai-je en levant mon bras, le sachet de la friandise crissant sous la prise de mes doigts.-
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Tsukasa Hesediel

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MessageSujet: Re: Convocation Orageuse (FlashBack 1)(Pv Sayuri G. Hesediel) [Terminé]   Dim 15 Nov - 11:59





Sa main, cette douleur, il n'y avait pas faite attention, sa colère ou plutôt devrais-je dire sa dévotion pour cet être ignoble l'a faite passer en second plan. Ses pensées s'étaient focaliser sur lui dans le but de le défendre lui et son semblant de dignité. Était-ce vraiment nécessaire d'en faire autant pour un être aussi abjecte ? Le bougre a très bien sut mystifier la réalité pour ne pas paraître plus bas que terre auprès d'elle et de ses proches, il a sut faire preuve d’intelligence pour que son image et surtout son nom ne soit pas entaché par son mauvais comportement, il n'a eut que ce qu'il méritait, la pitié pour ce genre d'individus n'avait pas lieu d'être, encore moins lors qu’eux même ignore l'existence d'un tel mot. Douce est cette sensation de chaleur qui se fait ressentir dans le creux de ma main lorsque ses doigts minces viennent à sa rencontre pour s'en servir d'appui en réponse à mon invitation. Pauvre enfant, mais dans quel état viens-tu de te mettre pour lui ? En vaut-il tant la peine ? A-t-il tant de valeur pour que tu en viennes à te faire du mal ? A te mettre dans une situation bien délicate et inconfortable, autant pour moi que pour toi. Je me garde bien de lui faire subir cet interrogatoire, fort heureusement qu'elle n'est pas télépathe. Ses humides ne me trompent pas, je vois très bien ce qui la traverse, et bien que je ne la connaisse pas, j'imagine parfaitement ce qu'elle peut bien éprouver vis-à-vis de tout ça. Elle ne me dira rien, elle ne m'en reparlera certainement pas. Ai-je était entendu ? M'a telle comprit ? Me croit-elle ? Je la sais convaincu des paroles de ce très cher Edgar, mais je peux lire dans son regard qu'un doute maintenant persiste, elle ne peut pas totalement m'ignorer. Voilà donc une bonne chose de faite, si le malentendu peut se dissiper et plus tard ne peut faire parler de lui, c'est l'essentiel. Je sais qui je suis, je sais ce que j'ai vu, je sais ce que j'ai fais. Je ne mens ni ne cache rien, tout ce que je lui ai dis n'est rien d'autre que la stricte vérité. Mais quand on aime une personne aussi fort qu'elle, il est difficile de savoir quelle direction prendre, ça prendra un certain temps avant qu'elle ne réalise ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Fines sont les mains qui viennent se poser une seconde fois sur mes épaules, à la différence que cette fois-ci ce n'est pas pour me projeter contre le mur mais dans le fond de mon fauteuil présidentiel. Pas un mot ne sort de mes lèvres, juste de l'incompréhension face à son geste. Mon col, froissé un peu plus tôt par ses soins s'écarte et c'est vêtu d'un frisson que j’accueille le contact de sa peau avec la mienne. Il y a deux minutes à peine elle était sur le point de me dévorer pour me vomir par la suite et la voilà maintenant à prendre soin de moi, traitant une blessure à laquelle je n'avais pas prêter attention. Les femmes sont vraiment dangereuse et ce dans bien des domaines, je ne parle pas seulement de ces quelques griffures qui ont fait naître sur ma chemise une jolie teinte rosée. Sa voix, son timbre, son rythme n'est plus le même, ce n'est plus sur la même mélodie qu'elle s'exprime. Brisé par mes crocs, le tempo n'a plus de son dynamisme, ce qui l'anime n'est plus de la rage mais de la gêne, de la culpabilité. Je ne le nie pas, c'est ce que j'ai voulu lui faire ressentir au travers de mes paroles, mais pas à mon égard cependant.

Silencieusement je l'observe en coin se mouvoir, un regard posé sur sa main qui s'agite et un autre sur son visage dont l'expression n'est plus la même lors de son arrivé dans mon bureau. Très certainement ne s'attendait-elle pas à ce que je lui fasse résistance, elle ne s'imaginait pas que les choses tourneraient ainsi. Aussi calculateur puis-je l'être, moi-même n'a l'ai pas vu venir à vrai dire. Une grimace, c'est ce que je peux lire sur les traits de son visage lorsqu'elle se laisse tomber sur le sol, m'obligeant alors à pencher la tête sur le côté en l'observant attentivement. Je n'aime pas beaucoup cette sensation qui me parcourt et me maltraite de l'intérieur, comme une sale impression, il y a quelque chose qui me dérange sans que je ne puisse dire ce qu'il en est réellement si ce n'est qu'elle en est la source d'origine. Il est plus qu'évident que ce qui je ressens émane de sa présence en ce lieu, ça a à voir avec elle. Ses bras s'agitent, son regard se perd sur les feuilles qui recouvrent le sol, je la vois s'activer dans une symphonie désordonnée, bouleversée. « Honte « , chose qu'elle me reprochait un peu plus tôt mais qu'elle expérimente actuellement, fruit de l'arbre qu'elle à faite grandir. De ses branches elle est tombée, non pas sans dégât, elle s'en mord maintenant les doigts.

-Ce n'....

Elle ne me laissa pas le temps de lui dire quoique se soit, son attention s'était focalisée sur moi, détournant alors la tête pour poser mon regard sur mon épaule en réponse à ses paroles avant d'en revenir à elle, l'observant en coin. Qui est-elle réellement ? Pourquoi perd-t-elle son temps avec moi alors que j'ai brisé sans scrupule l'image de l'homme pour qui elle voue un culte. Je suis la bête noire de l'histoire, le démon venu arracher les ailes de son ange, alors pourquoi me prête t-elle attention ? Coupable et désolé, elle ne voulait pas me faire du mal tout simplement. Bien qu'elle soit venu me voir dans le but de m'en mettre plein la figure, elle n'a jamais eut l'intention de me causer du tort. Une violente tempête s'est abattu dans cette salle, c'est ce que diront ceux qui sont étranger à la situation, ou bien peut-être se diront-ils que le président a voulu passer ses nerfs sur de vulgaires morceaux de papiers, c'est bien possible en effet. La cloche venait de retentir, annonçant alors la fin de la pause déjeuner, ce qui, pour étrange façon eu l'effet d'un déclic chez elle puisse qu'elle sortit de sa poche une friandise pour me la tendre. Automatiquement un fin sourire se dessina sur mon visage sans que je ne puisse y faire quoique se soit pour le masquer, trouvant son attention délicate adorable. Un soupir, un balancement de la tête et un haussement des épaules, je me relève de mon siège pour fondre vers elle et non sur elle, comme on aurait pu s'y attendre. Lui jouer la même scène que précédemment n'est pas envisageable, bien que ce ne fut pas un moment totalement désagréable je dois bien l'admettre. Un genou au sol, l'autre relevé, mes mains vinrent se poser sur la sienne, l'enveloppant de ma faible chaleur et la remerciant d'un petit -Merci...perdu dans un murmure alors qu'habillement je sors de son emballage la madeleine qui lentement se rapproche de mes lèvres. Un morceau, une toute petite bouchée, voilà ce que j'en prélève avant de la retourner et la lui présenter en bouche sans lui demander son avis ni même sa permission. Au moins , je ne l'ai pas totalement refuser étant donné que j'ai croqué dedans comme s'il s'agissait d'un fruit interdit.

-Vous en aurez plus besoin que moi je pense.

Mes phalanges vinrent caresser les siennes, lui arrachant de la main les quelques feuilles qu'elle venait d'entasser pour les déposer à bout de bras sur mon bureau, mes améthyste ne la quittant pas un seul instant lors de mon mouvement bien qu'incertain et maladroit. -Je saurai me débrouiller pour le reste ne vous en faites pas. Là, il y a bien plus important dont on devrait se préoccuper...Dis-je en renforçant l'intensité de mon regard sans prendre garde à la proximité qui subtilement s'est faite moins grande entre nos deux visages. Attentivement, j'impose le contact entre mes extrémités et son genou au volume plus qu'inquiétant, le pauvre est devenu la victime d'un orage sans éclair. Un simple effleurement suffit pour lire sur son petit minois la douleur qui la tiraille. Penses-t-elle pouvoir me berner  aussi facilement ? J'espère bien que non. Si j'ai pu remarquer les morsures du mal sur ses articulations, il est évident alors que je n'allais pas la louper là-dessus. J'ai bien vu qu'elle a du mal à le supporter, sa grimace d'un peu plus tôt en est la preuve.

-Nous allons être en retard...Tant pis

Un air faussement dérangé, je me fiche bien de ce que pourra penser mon professeur, bien que venant du président du comité de discipline c'est assez mal vu. Il y a bien plus important à se préoccuper pour le moment. Et c'est une nouvelle fois sans lui demander quoique se soit que je me permet d'agir. Décidément, je manque de bonne manière moi aujourd'hui. Ma main la quitte en une caresse pour que vienne se glisser sous ses cuisses mon bras à l'allure d'un serpent. Dans son dos son semblable reproduit le même mouvement, épousant sa colonne vertébrale alors que mes griffes s'agrippent à son épaule. Je peux déjà voir son regard emplit d'incompréhension et le malentendu naître devant mon comportement. Il ne me fallut pas plus de cinq secondes pour me relever sur mes dans jambes avec elle dans les bras. Je ne peux tout de même pas la laisser comme ça, dans cet état. Je suis un monstre d'accord, mais j'ai un minimum d'humanité. Elle peut se débattre ou bien me traiter de tout les noms, ma prise sur elle ne faiblira ni ne lâchera pas, c'est bien fermement que je la tiens contre moi. Que vont penser nos camarades en nous voyant ainsi ? Peut-être un enlèvement...Avec toutes les rumeurs qui circulent au seins de cet établissement, plus rien ne m'étonne aujourd'hui.

-Un petit tour s'impose...

À l'infirmerie bien naturellement. Je fini donc par quitter mon bureau avec elle dans mes bras. Heureusement, il n'y a pas un chat dans les couloirs, tous sont déjà dans leur salle de classe. Derrière les vitres des portes ont peut voir une silhouette traverser le couloir à une heure improbable. Droit et digne, bien qu'un peu gêné je dois bien l'avouer, le cœur battant à un rythme irrégulier, je cale ma respiration pour ne rien laisser paraître du léger trouble qui me prend à fur et à mesure que j'avance. Contre moi, contre mon torse je perçois le contact de son corps se balancer au rythme de mes pas, mes doigts agrippent encore plus fermement à elle, ne faisant alors qu'accroître cette sensation de chaleur de ses cuisses sur mon bras. Enfin, l'enseigne de la salle de soin se montre à moi, et je ne perdis pas de temps pour venir me présenter devant la porte et l'ouvrir tant bien que mal du bout pied tout en maintenant un certain équilibre. La personne qui est de service aujourd'hui m’accueillit avec un air bien surprit, ne s'attendant absolument pas à me voir venir en compagnie d'une jeune femme. Nia je n'aime pas ce frisson qui me prend d'assaut lorsque je sens sur moi son regard me parcourir avec des pensées mal caché. Sans un mot je dépose la charmante élève sur l'un des lits avant de me retourner vers l'employé.

-Son genou n'est pas dans un bel état. Je vous laisse prendre soin d'elle.Délicatement j'en reviens à la petite blessée, me penchant en avant pour me placer au niveau de son oreille, laissant alors mon souffle la lui caresser. -Merci pour la friandise. C'était très bon. Prenez soin de vous maintenant. Se sera un plaisir de vous revoir en d'autre circonstance, Sayuri Gôto-san.

Suite à ces belles paroles, c'est dans un petit sourire et d'un regard complice que je lui fais adresse un petit signe de la main avant de partir pour regagner ma salle de classe. Je suis en effet en retard, mais c'est pour la bonne cause non ? Quoiqu'il en soit, cette pause déjeune ne fut pas si inutile et insignifiante, je n'en ressort pas mécontent malgré ce qu'on pourrait croire.





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