Ville Onmyouji est un forum RPG fait pour les amoureux de la fantasy, de l'aventure, mais aussi des univers "scolaires".

Sur ce forum il est possible d'interpréter des élèves comme des adultes au milieu de deux mondes différents peuplés de créatures fantastiques.

Ici, vous aurez le choix de vivre une vie normale, ou bien d'apprendre les arcanes de la magie et de défendre la Terre et Momo -la dimension d'à côté- contre de dangereux monstres!

Devenez traqueur ou forgeron, politicien, mafieux ou encore simple fonctionnaire ! Accomplissez des quêtes et perfectionnez vos pouvoirs ! Partez à la chasse ou venez nous aider à explorer les terres inconnues...dans tous les cas nous n'attendons que vous !

(Nouveau Forum, Accueil Convivial, Plusieurs Races, H/Y/Y Autorisé, NC-16)
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 Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]

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MessageSujet: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Mer 20 Jan - 16:58


Memento Mori
" Le temps est disloqué. Ô Destin Maudit ! Pourquoi suis-je né pour le remettre en place ? "


Izaya Seto Kanazuki



Information Personnage
Date de naissance ;; Minuit sonne. Tandis que les pluies diluviennes recouvrent les hurlements sacrés de ma première bouffée d'air, un dernier souffle chante son requiem. Elle est morte. Et en ce 22 Décembre de l'an 2092 je vois le jour, orphelin perdu dans la plus longue nuit de l'année.
Âge ;; L'enfance a disparu de mes traits, la révolte juvénile s'est éteinte dans la douce folie du sombre cynisme savant. Et voilà, 23 ans, un âge où l'arrogance frôle l'insolence, loin des rires enfantins mais proche des pleurs cartésiens.
Sexe ;;Masculin.
Sexualité ;;La courbe galbée d'une hanche ou d'une poitrine. L'éclat innocent d'un regard maquillé de sournoiserie, plein de malice et d'une intensité romantique exacerbée. La délicatesse gracieuse d'une démarche féminine. Toute cette beauté absurde enfermée dans ses créatures majestueuses, il n'existe rien d'autre au monde pour attiser mon désir.
Nationalité ;; Elle m'a donné la vie et elle m'a donné un pays, le Japon. Il m'a marqué de coups et il m'a marqué de sa malédiction, son sang de démon.

Groupe ;; Renégat.
Race ;;Demi-démon.
Clan ;;Aucun.

Métier;;Traqueur et apprenti alchimiste.


Capacité/Pouvoir

Spécialité Spirituelle: Tsunawatari np Seigen, la restriction du funambule.
Description: Grâce à l'énergie magique de ce sort, Izaya est capable d'en faire un long fil. Hérité de sa mère, ce don d'exorciste purifie lorsqu'il rentre en contact avec sa proie. Izaya utilise ses fils pour capturer ou piéger ses assaillants. Malheureusement, l'étreinte n'est qu'éphémère et on s'en défait facilement. Capable de coller les extrémités des fils, cette magie lui permet de ralentir ses adversaires. Stratège, c'est une spécialité qu'il a développé dans son style de combat.

Spécialité Démoniaque: Hageshï Arukana, les arcanes diluviennes.
Description: Un seul contact avec son sang démoniaque et l'illusion se déclenche. Selon l'endroit touché par le sang d'Izaya, la victime verra le liquide pourpre comme les gouttes acides d'un corrosif faisant fondre jusqu'à leurs os. L'illusion est rapide mais elle immobilise l'adversaire par la fausse douleur ressentie. La puissance et la longueur de l'illusion dépend de la quantité de sang déversé sur la personne.

Spécialité Elémentaire: Jiki, le magnétisme.
Description: Capable de contrôler ses deux petits katanas en restant immobile, il ne peut cependant pas maintenir sa maîtrise dans le temps. Nécessitant une grande concentration, il a développé son style de combat pour pouvoir jouer sur le corps-à-corps et la mi-distance. Son don élémentaire lui permet donc de contrôler le métal, de le modeler et de traiter avec ses vertus d'aimant mais jusque-là, il n'a jamais réussi à être pleinement satisfait de ce don. Il l'utilise pour ses deux wakizashi et pour bloquer certaines armes métalliques pendant quelques instants. Épuisant, Izaya évite de forcer sur sa maîtrise car ça lui fait perdre beaucoup d'endurance.

Arme(s)

♦ Deux wakizashi : Deux petits katanas qu'il maîtrise difficilement pour le moment et qui lui donne son don élémentaire. Agile et vif, son style de combat est offensif et réfléchi. Fin stratège, ses coups sont rapides et tranchants. Izaya essayera toujours d'en finir vite avec un moindre effort, il manie alors ses deux fines lames alternant les coups en lévitation grâce à son don et les coups physiques.

♦ Apprenti Alchimiste : Il s'est spécialisé dans les potions, c'est là que réside le véritable talent d'Izaya. Il aime les poisons, les paralysants, toutes ces fioles renfermant les secrets d'un savoir qu'il apprécie et respecte. Il n'est traqueur que pour les ingrédients à vrai dire, il aime toutes ces substances rares et ces possibilités qu'elles offrent.


Physionomie

Tu es un homme. Un mâle dominant, un alpha dans la meute. Toi et ton charisme maladivement attractif, tu plonges ton regard de miséreux sur le monde et on ressent toute ta souffrance à travers tes grands yeux gris. Ils ont perdu de leur éclat et tu n'offres plus que le vide béant de ta tristesse infinie aux autres camarades de cette terrible vie. Tes sourcils surplombent ce regard tendre par cette violente colère si sérieuse, tes traits normalement fins, presque androgynes, prennent une dureté masculine lorsque la démence s'éprend de toi. Tu n'es pas très grand mais ton aura est dévastateur, tu es présent et tu t'imposes avec mépris sur tes airs hautains de vieux sage arrogant. Ton visage se crispe dans tes rictus désagréables et toutes tes mimiques excentriques qui te font parfois passer pour plus fou que tu ne l'es vraiment. Ton sourire aussi a disparu avec le temps, il s'est évanoui avec l'écoulement de tes larmes si nombreuses que tu ne les comptes même plus. Tes joues creuses sont sèches maintenant et même si tu te sens encore oppressé par l'angoisse paranoïaque de ton terrible destin, tes rêves sont encore dessinés dans le creux de tes rares moments joyeux. Alors tu respires lentement et frotte ce petit nez aquilin qui pointe au milieu de ton visage. Malgré tout, ta voix s'est cassée sur tes hurlements torturés d'antan, tu as perdu l'innocence de ton enfance et tu es resté collé au sol après tes innombrables chutes. Le choc de l'impact t'as fait sortir du cadre, tu t'es noyé dans les limbes de tes désirs d'existence et ton corps s'est changé en un tas d'os fracturés, morcelés par les cicatrices des blessures physiques.

Tu es un enfant aussi. Tu as cette fragilité sensible au milieu de ta démarche insolente et flegmatique. Tu es un survivant aguerri et les affres de tes combats passés t'ont permis d'acquérir tes capacités physiques actuelles. Agile, rapide et rusé, tes maigres muscles ne sont pas impressionnants dans leurs puissances mais dans leurs efficacités. Monstre de travail, tu as décidé de devenir plus fort pour survivre à l'arène dans laquelle on t'avait si lâchement abandonnée. Ainsi, tu t'es habillé de noir pour te dissimuler à la nuit qui te paraissait si belle, tu as enfilé tes bottines de cuir et tu t'es enfoui le visage dans ton écharpe pour affronter le froid nocturne. Tu joues de cette sombre image pour garder ta solitude, et tu vagabondes n'ayant plus peur des grandes flaques d'eau sur ton passage.

Tu n'es pas un Homme. Tu as ce désespoir dans les yeux et ce sang sur les mains. Tu as ce tatouage qui te sert pour la magie et ce démon en toi qui désarticule tes membres tel un misérable pantin de ta colère. Cette tâche d'encre sur la longueur intérieure de ton bras, des écritures latines qui te rappellent à ce contrôle mystique. Tu le regardes, parfois, dans l'intimité de ton errance. Puis, tu détaches parfois tes longs cheveux d'ébène qui tombent et caressent tes frêles épaules. Tu as toujours aimé avoir les cheveux longs, tu as toujours aimé tes cheveux. Parfaite cohabitation entre l'obscure chevelure de jais et le gris terne de tes yeux, tu aimes cette image que tu donnes, elle te permet d'être libre. D'être autant malheureux que tu le souhaites secrètement.

Psychologie


On éclot dans ce chaos merveilleux qu'on appelle si gaiement la vie dans le triste ou le heureux hasard de l'existence et tout le reste n'est qu'une longue et funeste marche vers l'inconnu. Dès lors, on observe, on apprend, très vite on comprend mais on finit tous par improviser. Et alors qu'on ne sait pas encore qui on est, on nous harcèle pour savoir qui l'on sera. Arrive donc ce foutu moment troublant où l'on se regarde en face. Où l'on se tient debout devant ce misérable miroir onirique et où l'on hurle silencieusement les tréfonds de nos questionnements faussement philosophiques ou pire encore, psychologiques. Yeux dans les yeux avec son propre destin, on ressasse les mêmes souvenirs en boucle, éperdument affecté par tous ces obstacles douloureux et on en oublie d'être nostalgique car on aimerait se croire plus fort que ça. Dès lors, on chute. Effrayant plongeon dans les abysses infernales de la vie réelle, notre insouciance juvénile s'étiole dans les limbes chaotique de l'affreuse vérité nue et on se voit exploser en un fracas morcelé de fissures, blessé par le chemin houleux de notre existence. Un sombre cynisme terrasse nos désirs révoltés d'utopie et on suit les parcours fléchés pour éviter de se perdre à nouveau dans le trépas de nos illusions. On se réconforte en s'avouant grandi de ces cicatrices, on efface nos regrets d'un mensonge absurde et on rejette la faute sur des entités quelconques. Ainsi, le flot de la vie se poursuit à son tour, et on passe par cet éternel cycle avec une lassitude qui panse nos souffrances habituelles. Fatigué de lutter, on se contente au lieu de désirer et nos corps pourrissent à vue d'oeil, prisonniers d'un monde qui détruit leurs rêves. On se réveille de cette vision cauchemardesque de notre futur et le reflet du miroir s'assombrit sur nos espoirs vains. Désormais il faudra choisir entre vivre et exister.

J'ai choisi d'exister, un peu forcé par l'immuable souffrance de mon passé révolu. J'ai armé ma solitude d'arrogance et ma tristesse de cynisme, pensant que ça suffirait d'offrir un obscur visage de mégalomanie pour ne plus être obligé de pleurer face au monde. Éternel gamin désabusé de sa réalité j'ai sauvegardé mes rêves à travers une certaine naïveté douce à l'enfance, capturant mes plus belles illusions pour en faire des folies excentriques de mon comportement insolent. J'ai préféré la franchise aux mensonges décadents, m'avouant honnête pour réussir à m'inscrire dans la foule sans avoir les sombres regards de reproches. Misanthrope peiné, j'en veux à ce monde pour ce qu'il est devenu et aux autres pour ce qu'ils en ont fait. J'ai entre les lèvres le goût de l'amertume, cette horrible tentation au chaos noyé dans un désir catastrophé de destruction. J'ai en moi un océan rouge de colère qui balaye la rationalité de ma lucidité, ne me laissant que l'impulsivité hâtive de l'inconscient. Aveuglé par cette douleur, terrifié par l'idée de n'être qu'une âme invisible, je me laisse envahir par cette violence absurde et me soumets à mes instincts démoniaques. Je sombre dans les ténèbres ombragés de mon humanité, n'avouant que la déchéance et le désespoir, perdant la face au devant de cette bipolarité raciale.

Solitaire à l'âme slave et vagabonde, je me suis isolé d'autrui dans ce mélange de peur et de honte. Dualité exacerbée sur ces deux sangs qui coulent en moi. D'un côté, l'Homme pourvu d'amour, celui qui n'a pu résister aux appels triomphant de l'apocalypse. Cet animal à la grande conscience, soumit à ses émotions les plus néfastes, cet espoir déchu face à l'amertume de la vengeance. De l'autre côté, le démon dépourvu de tout, celui qui détruit. Ce sang maudit qui bouillonne dans mes plus grandes colères en s'offrant si ouvertement à la démence. Alors autant capable de cruauté que de compassion, je vis mon présent comme seul juge de ma destinée. Libre et passionné, j'ai cultivé l'art et le savoir dans mon errance pour ne jamais paraître ignorant. Simplement perdu dans cette absurdité qu'on nomme la vie, j'improvise comme toutes ces âmes qui se rencontrent ou s'ignorent, persuadé d'avoir la solution, je m'illusionne de merveille car l'existence ne m'a jamais rien offert d'autre que des déceptions. Prisonnier d'une réalité oppressante, je ne suis qu'une âme abandonnée, ad vitam æternam, sous des pluies cartésiennes.

Derrière l'écran

Nom/surnom: Zadig/Dies Iræ.
Âge: 23 ans.
Sexe: Masculin.
Comment as-tu connu le forum ?: Top-site.
Que pensez-vous du forum ? : Très complet, et c'est cool.
As-tu bien lu le réglement ?: Chocolat blanc. Et c'est la magie spirituelle qui ne touche pas la "matière".


Dernière édition par Izaya S. Kanazuki le Lun 25 Jan - 10:40, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Mer 20 Jan - 16:58


William Shakespeare
" Le temps est disloqué. Ô Destin Maudit ! Pourquoi suis-je né pour le remettre en place ? "


Alea Jacta Est


Vivre

Quelques gouttes tombent des sombres nuages menaçants alors que dans les bas fonds de la ville, une nouvelle génitrice s'apprête à donner la vie. Au rythme d'une mélodie crescendo, la pluie percute le sol et fait danser dans les cieux les hurlements douloureux de la naissance. Toujours plus intenses, toujours plus déchirantes, les contractions ont l'effet d'une balle tirée à bout pourtant et elle s'efforce de maintenir sa conscience pour que naisse son tendre enfant, le dernier souvenir de son amour perdu. Qu'elle fut naïve de croire qu'un démon resterait à ses côtés, qu'elle fut idiote de succomber à cette tentation vicieuse, elle ne veut rien regretter d'autre alors elle s'est promis, seule devant son miroir fracassé, qu'elle donnerait vie au fruit des meilleurs souvenirs qu'elle avait. Dans un dernier effort, son souffle s'éteint et, tandis que la fin des pluies diluviennes clôturent le requiem de ma mère, ma première bouffée d'air brûle mes poumons et amorce le mien d'un premier hurlement.

« Elle ne respire plus, c'est terminé. L'enfant va bien ? »

C'est un homme qui s'est occupé de l'accouchement, il n'est plus médecin depuis bien longtemps maintenant mais il œuvre dans la charité pour ces quartiers qui, malgré la reconstruction, peinent à survivre depuis le premier Yasei du siècle dernier.

« Oui, il est en bonne santé. »

« Quel gâchis. Tu pourrais aussi bien le laisser crever dans une poubelle, il n'y a plus d'avenir dans ce pays. »

L'assistant regarde ce vieil homme désabusé de cette réalité effrayante qui l'a rendu cynique avec le temps. Il se dégage de lui une certaine sagesse malgré la dureté de ses mots et le jeune apprenti pose ses yeux sur moi comme si j'étais l'espoir d'un renouveau dans ce monde mystique qui ne fait qu'évoluer. Il m'apporte à mon oncle, Tousen Kanazuki et dès lors s'abat les premières foudres d'une sévérité stricte et inébranlable. Son regard froid n'ose exprimer la tristesse face à la perte de sa petite sœur, non, Tousen est bien plus fier que le coq et il préfère haïr le responsable. Moi. Une vie pour une vie, et à jamais le poids infernal de devoir quelque chose, comme si je devais faire quelque chose de cette existence qui a payé le prix de la mort pour naître.  

Dès lors le temps s'exprime dans son plus bref délai, il s'écoule inlassablement sur le monde et sur moi qui grandit toujours plus. On me montre la politesse, on m'apprend l'écriture après s'être extasié devant mes premiers dessins et au fil des ans, j'imite tous ces comportements qui m'entourent et qu'on adore qualifier de normaux. Ma tante m'offre ce sentiment chaleureux d'un amour maternel et mon oncle se délecte de jouer le rôle du grand méchant. Petit garçon, descendance du nom Kanazuki, il aspire à ma destinée une grandeur immuable, laissant le fardeau sur mes petites épaules. Loin d'être enthousiaste à l'idée de laisser un demi-démon vivre au sein de son foyer, c'est la stérilité de sa femme qui l'a poussé à me garder. Après tout, un demi-démon, c'est mieux que rien. Ainsi, j'ai grandi, mon corps s'est formé doucement et la vie s'est installée dans une première routine absurde qui n'a rien d'autre à raconter que quelques souvenirs d'enfants qui finiront par s'effacer bien trop vite. Il n'existe rien d'autre de plus terrifiant que l'oubli. Ces moments perdus dans les limbes d'une mémoire qui n'arrive plus qu'à retenir les ombres des souffrances passées. L'âme d'un enfant se pervertit rapidement et la vie, elle-même, lacère l'insouciance juvénile dans un ricanement sournois. La maturité s'accroche aux destinées, et je me vois forcé à affronter les affres d'une existence trébuchant sur l'injustice du hasard.

Il est rapide mais j'arrive à me baisser à temps pour esquiver son attaque horizontale. Appuyant sur mes appuis, je jaillis pour contre-attaquer enfin. Je tiens fermement le manche de mon sabre en bois et ma colère surgit dans un grognement hargneux reflétant ce désir malsain de lui faire mal.

« Trop lent. »

Son bras s'abat puissamment dans la diagonale et son coup fend l'air en deux pour freiner mon élan. Le bois fracasse mon crâne et ma course est stoppée nette, d'un seul coup, il m'éjecte au sol pour me surplomber de son regard noir.

« Alors, démon, c'est tout ce dont tu es capable ? »

Une nouvelle fois, Tousen s'amuse de mon état et sourit dans un dédain narquois. Il juge mon sang impur et se délecte de le faire couler dans ses séances forcées d'entraînement. Il me domine et cache la lumière de l'astre diurne pour déverser sur moi tout son mépris malveillant. Il me déteste de toute son âme. Il me hait pour avoir tué sa sœur, il me hait pour mon sang à moitié démoniaque, il me hait pour cette faiblesse perpétuelle qu'il juge tous les jours dans les successions maladives de mes échecs. Ainsi, il lève le bras et sanctionne de son courroux mon manque de réussite. Encore une fois, je chute, une nouvelle cicatrice sur le corps qui marque un énième souvenir de colère.

J'ai passé dix années à subir les enseignements physiques et intellectuels de mon oncle avec celles de l'académie. Dix longues années de rigueur, de blessure et d'une haine ouvertement affichée pour ce sang démoniaque qui coulait dans mes veines. Sans clan, je me suis égaré dans l'isolement, me laissant dans ce coin sombre, errant comme un chien battu dans cet océan de solitude. Tiraillé entre une tristesse infinie et une colère frénétique, j'ai armé mon âme de désespoir pour grandir dans cette réalité oppressante. Dès lors, je me suis enfermé dans les arts, ressassant ce moyen d'expression pour déclarer l'état de guerre entre le monde et mon existence personnelle. Autonome, autodidacte, toujours isolé dans sa propre bulle pour survivre à cette destinée toute tracée. Je devais réussir et on me l'avait bien fait comprendre. Jusque-là mon enfance n'avait été qu'une succession de souffrance et d'échecs et l'adolescence étendait fièrement la flamme tant attendue de la réussite. Je n'avais été jamais assez rapide, jamais assez poli, jamais assez bon. Lorsque j'arrivais en avance on me disait qu'il fallait être moins hâtif, en retard et on me traitait d'insolent puis quand j'arrivais pile à l'heure, je manquais de fantaisie. Rien n'était à la hauteur des attentes qu'on avait de moi et rien n'était plus absurde que mon entêtement à le devenir, comme si j'aurais toujours tout à prouver aux autres. Alors j'apprenais, je subissais, j'encaissais et je laissais mon oncle m'emmener dans les tréfonds de mes propres abysses sans comprendre que tout espoir était vain. Sans réaliser qu'au bout de cette destinée il n'y avait que la fatalité d'une mort certaine.




Paul Éluard
" Puisque je suis libre de rêver, alors je rêverais de liberté. "


Memento Mori


Survivre

On peut entendre mes pas résonner dans l'écho funeste du dojo asservi par le silence de la nuit enchanteresse. Il est là, il est toujours là. Immuable silhouette à demi cachée dans l'ombre, Tousen attendait ma venue avec sur son visage un sourire carnassier. Katana en main, il m'attend car il sait. Il a deviné que ce soir je ne venais pas pour échouer. Ce soir je venais pour le tuer, lui et son regard qui hante encore mes insomnies, lui et sa haine incommensurable, lui et ses moqueries qui n'ont que trop durées. Je fais quelques pas de côté et il suit mes mouvements avec soin pour se laisser découvrir par le halo blanc d'une Lune trônant fièrement en reine des cieux. Son air est sérieux et son statut d'invaincu le rend arrogant alors il attaque le premier. S'élançant sur moi avec un coup vertical qui n'a besoin que d'une simple esquive. Les pas sont rapides et le rythme s'accélère au son scintillant du métal qui s'entrechoque. Nous jouons à armes égales et il est bien loin l'enfant soumit à sa volonté qui ne faisait qu'obéir aux lamentations d'un vieillard aigri. J'ai grandi, j'ai mûri, j'ai accepté mon destin et je l'ai embrassé dans un plongeon dépourvu de peur. Je me suis enfoui dans les tréfonds absurdes d'un chaos colérique, exprimant ce côté sauvage que ce sang démoniaque m'offrait. Faisant couler le sang plutôt que les larmes, j'ai conquis ma tristesse pour y déverser un océan rouge épanchant ma soif de désespoir. Enfin c'est à mon tour, alors j'attaque, frappant sa garde et ses défenses d'une hargne folle et intrépide. Je finis par l'expulser hors des planches en bois et il finit par glisser sur l'herbe sèche d'un été infini.

« Tu as progressé. »

« C'est grâce à vous, mon oncle. »

Nos regards de prédateurs jurent avec nos paroles simples, et on se sourit narquoisement dans cet échange naïf qui ne fera rien d'autre que ralentir l'échéance. Bien des choses ont changées depuis mon départ à l'académie, livré à l'indépendance, je me suis construis un chemin vers mon avenir et sur chaque dalle cimentée j'ai sombré un peu plus dans le désir ardent d'effacer tous mes mauvais souvenirs. Tousen était le début et la fin. Il avait été le commencement de mes tourments, celui qui représentait cet amas obscur de déprime constante et aujourd'hui, à l'aube de sa mort, il ne sera qu'une tâche oubliée dans le cynisme de mon existence. Sûr de lui, confiant dans son titre de dominant qu'il a fièrement alimenté pour nourrir son pauvre et risible ego, il prend la première ouverture et plante sa lame dans le creux de mon épaule. Mon sang tâche mes habits et mon cri satisfait son sadisme naissant.

« Mais ce n'est pas assez. »

Il prend plaisir à enfoncer son arme dans ma peau, il faut bien avouer qu'il devait attendre ce moment depuis longtemps maintenant. Enfin, il pensait m'avoir, il pensait pouvoir terrasser de ce monde d'une impureté en m'envoyant au trépas et par la même occasion supprimer la honte de voir son nom associé à un demi-démon. Je pouvais voir à travers ses yeux toute l'extase qui bouillonnait en lui. La douleur s'accroche à mon corps mais elle n'est rien face aux vagues tumultueuses de mon passé. Tousen retire le métal froid de mon corps et tout ça est vain. Je me relève, manque de le blesser à plusieurs reprises avant que le manque de sang ne se fasse sentir. Affaibli, mes espoirs s'étiolent même si ma rage m'aveugle et me pousse à persévérer sur les chemins de la fatalité.

« Tu m'as tout pris. Ma sœur, l'amour de ma femme et tu penses pouvoir me prendre la vie ? Tu es naïf, démon. Meurs. »

Sa voix transcende le silence et son coup fend l'air. J'ai l'impression de revoir ma vie se dérouler devant mon regard surpris. Je vis à nouveau les souffrances de mon enfance bafouée de coups, la solitude des cicatrices à l'académie et le renouveau après la mort de ma tante. Tout défile d'une traite, dans une toute petite seconde et il ne reste plus que le désespoir ancré dans mes pupilles grises. Après tout, il n'y a plus personne pour écouter les pleurs d'un orphelin et je réalise alors que je n'ai fais que vivre. Abandonné à l'obligation d'une autorité, j'ai oublié d'être libre pour exister et désormais ne subsiste que des larmes de regrets.

Le coup s'arrête net sur le choc violent de deux lames qui glissent l'une sur l'autre. La force de mon sauveur déséquilibre Tousen et il ne faut qu'un mouvement de bras pour le lacérer d'une cicatrice mortelle. Son sang éclabousse les alentours et son corps, inerte, chute au sol. Le katana noir goutte légèrement et il se tient là, devant moi, l'éclat lunaire dans le creux de son regard impassible. Lazare, mon gardien.




Pierre Desproges
" J'ai le plus profond respect pour le mépris que j'ai des Hommes. "


Dies Iræ


Exister


Je rencontrais Lazare pour la première fois cette nuit-là et déjà, nous devions nous quitter.



Dernière édition par Izaya S. Kanazuki le Lun 25 Jan - 10:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Mer 20 Jan - 17:38


   
Dies Iræ
" La vie n'est qu'une longue perte de ce qu'on aime. "


   
Lazare Tsukuyomi



   
Information Personnage
Date de naissance ;;21 juin, le jour le plus long de l'année.
   Âge ;;28 ans.
   Sexe ;;Masculin.
   Origines ;;(De quelle partie de Célestia vient-il ?)
   Race ;;Nécromant.
   Fonction ;; Aucune.

   Exorciste;; Izaya Seto Kanazuki.

Histoire

Et ferro hocque districtum Catenae periculorum iustissimus conplicandis in dextera ad periculorum quoque percitus pluribus studium districtum eos et defensantem ut ferro dirus ferire existimans hoc eos eum vita eos quia ausus instabat ferire mortis quoque languente vicarium inpegit tribunis vinctum dirus multorum ut artifex defensantem communium ausus cognomentum studium communium artifex minui inditum levare ipsum cognomentum artifex dextera communium ut quia pluribus existimans praeerat inditum in et Paulus comitatum urgente artifex artifex miserabiles et est ferire eum erat ipsum quo inditum inditum communium inpegit unde languente negotiis quibus eundem minui Paulum in pluribus unde vinctum suum suum exitio deformi.Et ferro hocque districtum Catenae periculorum iustissimus conplicandis in dextera ad periculorum quoque percitus pluribus studium districtum eos et defensantem ut ferro dirus ferire existimans hoc eos eum vita eos quia ausus instabat ferire mortis quoque languente vicarium inpegit tribunis vinctum dirus multorum ut artifex defensantem communium ausus cognomentum studium communium artifex minui inditum levare ipsum cognomentum artifex dextera communium ut quia pluribus existimans praeerat inditum in et Paulus comitatum urgente artifex artifex miserabiles et est ferire eum erat ipsum quo inditum inditum communium inpegit unde languente negotiis quibus eundem minui Paulum in pluribus unde vinctum suum suum exitio deformi.
   


   


Dernière édition par Izaya S. Kanazuki le Ven 22 Jan - 5:40, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Mer 20 Jan - 19:45

Tu n'as rempli que la partie "informations du personnage" mais je suis déjà séduit par ta manière d'écrire (compliment du Roi, reconnais la chance que tu as kékékéké) Il me tarde de voir le genre de personnage que sera Izaya (btw, je suis fan du personnage choisi pour l'avatar, Nezumi et le manga No.6 sont vraiment cools) ! Courage pour la fiche
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Mer 20 Jan - 21:38

Owai *O*
J'ai hâte de voir la suite de ta fiche, parce que j'aime aussi ta façon d'écrire *O*

Bienvenue et bon courage pour ta fiche :D
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Jeu 21 Jan - 14:17

Yo !
Du même avis que Tenno et Alicia, tu as une très belle écriture, il me tarde de lire ton histoire ! :)

Courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Mar 9 Fév - 18:36

Salut Izaya (et je te souhaite la bienvenue au passage !)

Ta fiche n'avance plus depuis un moment, as-tu besoin d'un délai supplémentaire ?
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   Lun 22 Fév - 13:11

Coucou Izaya !

En l'absence de réponse, ou de demande, je suis contrainte de mettre la fiche de côté ! ;w;

N'hésite pas à revenir si le coeur t'en dit !!
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MessageSujet: Re: Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]   

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Memento Mori ♠ Izaya Seto Kanazaki [en cours]

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