Ville Onmyouji est un forum RPG fait pour les amoureux de la fantasy, de l'aventure, mais aussi des univers "scolaires".

Sur ce forum il est possible d'interpréter des élèves comme des adultes au milieu de deux mondes différents peuplés de créatures fantastiques.

Ici, vous aurez le choix de vivre une vie normale, ou bien d'apprendre les arcanes de la magie et de défendre la Terre et Momo -la dimension d'à côté- contre de dangereux monstres!

Devenez traqueur ou forgeron, politicien, mafieux ou encore simple fonctionnaire ! Accomplissez des quêtes et perfectionnez vos pouvoirs ! Partez à la chasse ou venez nous aider à explorer les terres inconnues...dans tous les cas nous n'attendons que vous !

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 Tokiko K. Miura (Terminée)

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MessageSujet: Tokiko K. Miura (Terminée)    Lun 4 Jan - 8:43


Dragon Blanc
"La vengeance est-elle vraiment vaine ?"


Miura & Tokiko



Information Personnage
Date de naissance ;;Inconnu, car née il y a au moins 205 ans en arrière !
Âge ;;15 ans
Sexe ;;Féminin
Sexualité ;; Pas intéressée par le sexe encore, donc inconnue.
Nationalité ;;De Momo

Groupe ;;Momomajin
Race ;;Demi-Demon
Clan ;;Fille d’un des ancêtres du clan Miura, elle a été adopté par le frère du chef de l’actuel clan.
Métier;;Membre de la Brigade Spécial, elle est le dragon blanc.


Capacité/Pouvoir

Spécialité Spirituelle: Blocage énergétique
Description:  Tokiko est capable de repérer les points magiques qui servent à la manipulation de la magie spirituelle comme démoniaque. En clair, elle est capable de voir à l'oeil nu les réseaux et centre magiques d'un être vivant. Son oeil est tellement performant qu'elle peut distinguer la moindre cellule, le moindre canaux énergétique, mais surtout, comprendre quel endroit elle doit viser pour empêcher son adversaire d'utiliser son don. Grâce à ce pouvoir elle a développé un style de combat particulier appelé, "la paume souple". En effet, ce dernier lui permet d'insuffler de son énergie à des endroits stratégiques ! Cela a pour résultat de bloquer les canaux magiques de son adversaire de tel manière qu'il se retrouve à force incapable d'utiliser ses capacités magiques ou du moins avec une grande difficulté. Dans le cas d'un démon, ça peut même le détruire de manière très violente. Toutefois, cette technique ne marche pas contre la magie élémentaire qui peut servir de manteau protecteur. De même, c'est une technique qui sert uniquement au combat rapproché, en plus d'exiger une très grosse concentration.

Spécialité Démoniaque: Memorie's Erase

Description: Le pouvoir démoniaque de Tokiko, c'est d'effacer la mémoire de manière totale ou partielle durant un temps indéterminé.

Pour comprendre ce don, il est important de savoir qu'il ne fonctionne pas comme un « effacement de la mémoire classique. ».
Lorsqu'on parle d'une capacité à « effacer la mémoire », on se focalise souvent sur un accès direct « au cerveau » : C'est-à-dire une mémoire d'évènements. Or, la capacité de Tokiko n'agit pas uniquement sur le cerveau, mais sur n'importe quelle partie du corps.

En clair, l'adolescente est capable d'effacer la mémoire « d'un bras », « des jambes » aussi bien qu'elle est capable d'affecter les souvenirs de quelqu'un. Pour donner un exemple concret, si Tokiko efface la mémoire de votre « bras », vous ne serez plus capable de l'utiliser instinctivement. Vous aurez beau penser « je veux lever mon bras » vous ne saurez tout simplement plus comment faire. C'est le côté particulier du "memories erase".

Toutefois étant de nature démoniaque, cette capacité cesse de fonctionner si l'individu est purifié par un allié, ou parvient à se purifier. De même se recouvrir d'une aura spirituelle ou élémentaire peut aisément bloquer ses coups.

Spécialité Elémentaire: Lumière
Description: Pour le moment Tokiko maîtrise encore très peu ce fabuleux élément. Elle s'est surtout concentrée à apprendre à l'utiliser pour maîtriser ses déplacements. Elle est ainsi capable de porter des coups ou de bouger à la vitesse de la lumière. Une prouesse qui lui demande beaucoup d'énergie, mais qui, couplé à ses pouvoirs démoniaque et spirituel, devient vite une attaque meurtrière.


Arme(s) Un petit boomerang en bronze.


Physionomie


Important traduction avec le texte entier de la musique thème de Tokiko :



Spoiler:
 




Naitatte iin dayo kimi ga fuini sou ittekuretakara
« C'est bon, tu peux pleurer » c'est toi qui m'a soudainement dit ça
Nandaka ureshikute namida jyanaku egao ga koboreta
Et en quelque sorte j'étais si heureuse, qu'au lieu des larmes, c'est un sourire qui a débordé

Tokiko ne paraissait pas particulièrement triste, mais pas particulièrement heureuse. Ce n'était pas le genre de petite fille qui s'apitoyait sur son sort et ce n'était pas non plus une enfant qui se plaignait. Elle n'était pas capricieuse et pas compliquée. A vrai dire, elle était si sage que cela en devenait déroutant pour Natsume. Il se demandait, si elle ne manquait de rien ou si elle était trop effrayée pour lui parler, à moins que ce ne soit le fait qu'elle ne sache juste pas quoi "ressentir". Il ne connaissait pas l'étendue de sa perte de mémoire.  Ses yeux ne brillaient jamais d'aucun éclat et le sourire était aussi absent à Tokiko, qu'à lui-même. La différence, c'est qu'en tant que petit voleur de rues, il était normal que la joie vienne à lui manquer. On se lassait de respirer à force de subir le poids de la pauvreté. Mais, elle, semblait si innocente. La tristesse n'aurait donc pas dû lui coller au corps comme une seconde peau. Alors qu'il l'observait venir d'un pas timide jusqu'à lui, les poings fermées sur un papier à dessin froissé, Natsume se demanda comment la faire réagir. C'est à cet instant que sa paume trouva instinctivement le haut du crâne de Tokiko. Sous la caresse hésitante, elle se raidit. Les yeux noirs croisèrent les yeux verts.

-Tu peux pleurer si tu en as envie. Ce n'est pas interdit, tu sais microbe ?

Il marmonna cela d'une voix éteinte, presque indistincte. Il n'était même pas sûr qu'elle puisse saisir le sens de sa phrase. Elle n'apprenait le japonais que depuis un an. Un silence s'installa et avec lui, le doute. Il allait pour s'excuser, quand il l'entrevit. Perchée à ras d'un cil clair, mais très long, une unique larme vacilla, puis chuta. Le dessin tomba au sol en échos et la minute d'après l'immortel tenait dans ses bras une magicienne qui ne savait plus si elle devait rire ou sangloter.

Bukiyou sugiru kotoba de kimi wo kizutsukete shimatta
Avec mes mots trop maladroits, je t'ai parfois blessé
Soredemo hanaretari shinaide
Pourtant, on ne s'est pas séparé
Imamo koushite sasaeninatte kureterunda kitto
Même ainsi, maintenant tu es sûrement devenu mon plus grand soutien


Tokiko. Natsume avait prononcé le patronyme d'un air absent. Elle s'en voulait. Tokiko s'en voulait de lui avoir presque craché au visage sans prévenir, comme si elle le détestait. Elle avait entrevu dans ses yeux s'assombrir quelques nuages. Le regard tourmenté par un chagrin lointain s'était obscurci pour se faire aussi foncé qu'une nuit sans lune. Et pour eux deux, l'après-midi ensoleillé, avait pris des allures d'orage. Elle l'avait vexé. Tokiko n'était pas douée avec les mots, pas plus que son frère adoptif d'ailleurs. Ils étaient tous les deux gauches et incapables de communiquer proprement sans se blesser. On aurait pu croire que leur problème de communication mutuelle les aiderait à mieux se comprendre, mais en vérité, ça n'engendrait que davantage de soucis. Les paumes moites d'anxiété, la petite miura déglutit, la gorge étroite et un peu gonflée. Sous ses airs absents, elle devenait de plus en plus émotionnelle avec le temps. Les sentiments revenaient un par un. Les souvenirs surgissaient parfois, très rares bien que présents. Ils engendraient chez Natsume une raideur qu'elle ne comprenait pas encore totalement, mais qu'elle devinait. Pour son âge, Tokiko était très attentive. Alors ainsi, forcément, à passer des heures à ses côtés, même le stoïque Natsume finissait par lui céder inconsciemment les clefs du labyrinthe pierreux que formait son cœur. Tokiko n'attendit pas qu'il quitte la pièce, coupant court au mutisme qui envahissait la pièce depuis une minute, elle s'exclama :

-Je veux...ça ne me dérange pas d'être le microbe de Natsume !

Tokiko se mordit la lèvre inférieure. Elle n'eut pas l'occasion d'entrevoir l'esquisse du sourire qui frôla la bouche du petit garçon, en revanche elle aperçut clairement, l'éclat chaud de son regard.

-Hmm...mais peut-être que ça me dérange que tu sois mon microbe...

Tokiko fit la moue et il éclata de rire.

Kimi nara daijyoubu dayo wakaregiwa ni sou ittekuretakara
« Si c'est toi, tout ira bien. » lorsqu'on était séparé, c'est ce que tu m'as dit
Kanjiteta kodoku ga sono hitogoto de kirei ni nakunatta
Grâce à cette simple phrase, la solitude que je ressentais a complètement disparu

-Ne t'en va pas.

-Je reviendrai bientôt, ne t'en fais pas.

Elle fixa Natsume longuement, puis céda dans un soupir contrit. Natsume partait souvent à Momo depuis son entrée à l'école démoniaque. Son départ était toujours synonyme de solitude pour Tokiko. Elle ne savait pas si c'était dû à sa perte de mémoire, mais être seule, elle ne le supportait pas. Elle aimait le contact. Elle appréciait la chaleureuse sensation qu'apportait une conversation et adorait manger en bonne compagnie ! La nourriture n'en était que plus délicieuse et Dieu seul savait combien elle était gourmande. Tokiko avait cet inexplicable besoin de constater au travers de d'un millier d'activités variées, qu'il existait quelqu'un de bien vivant à ses côtés. Aussi idiot cela puisse-t-il paraître, c'était sa seule manière de se rassurer. C'était une façon de chasser les affreux cauchemar qui hantaient certaines de ses nuits, ceux d'une terre dévastée par la mort. Elle ne savait même pas d'où lui venait ses rêves sanglants. Un frisson la parcourut. Tokiko se résigna. L'une de ses principales et premières qualités était la patience. Natsume rentrerait bientôt, comme promis et puis Alexisse était là pour prendre soin d'elle avec Airelle.

Atarashii tobira wo hiraku sore wa daredemo kowakute fuan darake dakedo
D'ouvrir une nouvelle porte, cela rend tout le monde totalement incertain et effrayé
Senaka wo oshitekureta kimi wo omoidaseba
Cependant si je me rappelle de toi qui me poussait par le dos
Chikara ga afuretekuru karane
La force me revient à flots, tu sais

-Papa, Airelle, Natsume, regardez !

Tokiko débarqua dans le salon, virevoltante et excitée.

-Je suis jolie ? -lâcha l'adolescente dans un gloussement coquin.-

-Oui, mais tu oublies ton noeud. -Alexisse s'approcha et vint accrocher au cou de la jeune fille son nouveau ruban d'uniforme.-

Tokiko allait faire son entrée à l'académie démoniaque ce matin. Natsume ne l'avait jamais vu aussi joyeuse et aussi nerveuse. Toutefois, il ne se faisait pas trop de soucis. Hormis une certaine gaucherie, de la petite orpheline blessée qu'Alexisse avait recueilli, il ne restait presque plus rien, si ce n'est une certaine méfiance et de la froideur. Tokiko était devenue une enfant plus gaie, mais surtout resplendissante. Elle commençait à désobéir, se montrer plus enthousiaste et entreprenante, mais n'en restait pas moins calme. C'était une fille intelligente et délicate qui appréciait les choses raffinées de la vie. Tokiko, à ses yeux, était un ange, un individu affranchit du moindre défaut si on oubliait ses tendances capricieuses et ses angoisses. Le visage de Natsume s'attendrit tandis qu'Alexisse -toujours aussi maniaque et méticuleux- finissait de vérifier que l'uniforme neuf n'avait aucun pli. Ces six dernières années en compagnie de Tokiko étaient passées aussi vite qu'un battement de cils. Il se retint de s'attarder sur cette pensée ou la mélancolie menacerait de déborder par le trou creux qu'elle avait déjà rongé dans son coeur. Tokiko était tellement adorable et forte. Il la trouvait si courageuse et l'aimait énormément. Elle était sa famille.

-Tu es parfaite. -déblatera Natsume dans un rougissement qui fit ricanner Airelle, voilà qui était bien sentimental de sa part.- Et ne t'en fais pas...si c'est toi tout ira bien.

Car le monde ne pouvait pas ne pas sourire à sa Tokiko.

Psychologie
Il existe une fleur qui n’a pas d’odeur, son seul parfum apparait lorsqu’elle meurt. C’est une personne bien difficile à cerner. Elle aime rester dans son coin plutôt que de vous importuner de sa présence, c’est dans la tranquillité qu’elle se sent le mieux, bien qu'elle aime parfois venir vous taquiner un peu avec sa bonne humeur. On ne la remarque que très peu, du moins quand elle reste sage, d’une part parce qu’elle ne parle pas souvent, d’autre part parce qu’elle se fond facilement dans son environnement, faisant même disparaître son aura dans l’obscurité et sa respiration dans la brise. Si elle ne vous répond pas ce n’est pas parce que vous l’ennuyez et ni parce qu’elle ne vous entend pas, c’est tout simplement parce qu’elle n’en voit pas l’utilité par moment. Au risque de mal ce faire comprendre elle préfère se taire et ne rien dire. Pour le peu qu’elle a à dire, ses mots ont toujours une grande valeur même si ça ne se ressent pas. Froide et distante c’est ce que vous constaterez d'elle en permanence.

Dans son comportement lorsque vous avez réussi à l’approcher vous pouvez voir une allure qui lui est propre. Glaciale, c’est comme si elle ne vous avez pas vu ou bien qu’elle ne prête pas attention à vous alors que c’est tout à fait le contraire. Elle vous voit, elle vous ressent et elle vous entend. Elle analyse le timbre de votre voix, vos mouvements, elle fait attention à tout ce que vous faites. Malgré son petit air de petite niaise, elle est une petite calculatrice et manipulatrice. Vigilante et fourbe, laisser le doute s’immiscer dans votre esprit est un moyen pour elle de se défendre. Elle se confie difficilement aux êtres qui l’entourent, sa confiance elle ne peut se permettre de l’offrir à qui que se soit, du moins pas aussi facilement que d'autres. Autoritaire, elle sait parfaitement se faire obéir, lorsqu’il y a quelque chose qui la gêne vraiment et qui la met un peu hors d'elle, vous pouvez être sûr qu’elle n’hésitera pas à vous le faire comprendre. Si, pour vous manipuler elle doit vous faire souffrir, elle ne se privera pas de le faire surtout, si cela a pour but la vengeance. Sournoise elle l’est, elle sait employer les bons mots pour vous avoir en confiance afin de vous utiliser plus tard. Jamais elle ne vous dira ce qu’elle endure parce que ce qu’elle déteste le plus au monde c’est qu’on se préoccupe d'elle.

Calme et sincère, elle est vraiment très sereine même si elle reste parfois turbulente. Elle est d’une gentillesse inimaginable et d’une compréhension époustouflante. Si elle peut se mettre à votre place pour voir ce que vous ressentez, elle le fera. La musique l’apaise, en particulier la symphonie de la nature et le chant mélodieux de la lune. Très réfléchie, elle ne fonce pas tête baissée malgré ce qu'on peut croire, elle pensera avant tout à tous les actes possibles pour envisager le moins dangereux mais surtout le plus efficace à prendre. Elle est fière et parfois hautaine, lorsqu’elle se laisse emporter il vaut mieux ne pas être en face d'elle. Dans ces moments-là elle devient provocante et elle n’hésite pas une seule seconde à poser les questions qui fâchent pour vous faire du mal et obtenir de vous ce qu’elle souhaite.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que derrière le miroir ce trouve une enfant perdue. Elle est de nature égoïste et lorsqu’elle veut quelque chose, elle fera tout pour l’avoir et si elle la possède déjà alors elle fera en sorte de la garder le plus longtemps possible. S’il le faut elle l’enfermera quelque part pour qu’elle n’appartienne qu’à elle et uniquement à elle. Lorsque vous avez réussi à franchir le mur de son cœur vous pouvez être sur de voir une toute autre personne au travers du rideau noir. Dans ses paroles qui paraissent lointaines vous pourrez ressentir une tendresse profonde et pleine d’amour. Si elle ne vous ouvre pas ses bras c’est de peur de vous faire du mal avec les épines qu’elle garde en elle. Elle ne souhaite pas vous voir consumer par la flamme noire de son mal intérieur, elle veut au contraire vous voir briller.

Aimante, elle l’est bien plus qu’on ne le croit. C’est vrai qu’elle ne le montre pas beaucoup, qu’elle n’est pas démonstrative dans ses sentiments...Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai, ça ce n'est qu'intérieurement puisqu'elle sourit assez souvent et aime bien sauter sur les gens. Quand elle est heureuse, elle rit, quand elle est triste, elle pleure. Elle a le sens du sacrifice, enfin, dit ainsi ça peut paraitre dramatique. Même si elle souffre, elle vous viendra en aide, même si cela l’ennuie, elle ne fuira pas pour vous donner le sourire …« les larmes ne sont que pas tourments, elles sont que la goute en trop dans un vase rempli d’émotions et d’événements qui ne demandent qu’à être verser pour être à nouveau remplis ».Jamais elle ne vous abandonnera lorsque vous serez dans son cœur parce que c’est ça plus grande peur. Abandonner, c’est un mot qu’elle déteste plus que tout au monde, c’est un mot qui l'a fait pleurer. Douce et tendre, elle qui pourtant est droite et élégante, gracieuse et sans faiblesses, il lui arrive d’être maladroite lorsque vous êtes là, parce que vous occupez ses pensées et son cœur.

Parfois elle devient enfantine, avide de chaleur, elle voudra se blottir dans vos bras sans vous le demander directement. Elle est capable de succomber à vos caprices pour voir votre sourire et capable d’attendre des heures à ne rien faire pour ressentir votre présence.

Histoire

Il y a 200 ans...



(1)

Ce monde était lumineux, une oasis de verdure que décoraient un millier d'arbres touffus aux troncs solides. En cet endroit paisible, le ciel bleu ne connaissait jamais de nuages trop gris. La terre n'était point sèche, à peine humide et douce sous les pieds nus. Les fruits y étaient juteux et la flore fertile. Chaque jour berçait les oreilles des hommes dans le rire des enfants et les jeux de chasses à l'hirondelle. Quand les Kiyomizu traversaient les plaines, le bourdonnement incessant de leurs ailes devenait le pool battant des collines. Fubuki, comme son père avant lui aimait à bercer les siens dans l'idéalisme que leur joie était l'essence de la vie en ces lieux. En ce paradis où un sourire était le plus inestimable des trésors, le bonheur n'avait pas d'égal. L'existence de la petite famille de nomades se résumait à traverser des contrées à la recherche de nouveaux étangs, à chaque année son point d'eau et ses rencontres. En personnages pacifistes c'était avec naturel que les démons s'installaient. Les autres peuples loin de les rejeter étaient enclins à apprécier leur présence. On leur louait souvent l'espace contre quelques fleurs rares. La paix, ici-bas, n'avait pas de prix. Fubuki tenait à la préserver. Elle et aussi...

-Tokiko !

À son cri se joint une tornade. Tokiko atterri dans les bras de son père comme un martin-pêcheur se jette sur le poisson en mer.

-Je t'ai déjà dit d'être prudente quand tu voles ! Tu pourrais abîmer tes ailes. -Gronda-t'-il une main déjà enfouie dans les mèches auburn.

L'expression coquine qu'elle lui rendit fit fondre son cœur. Sa bouche en coeur et ses fines taches de rousseur donnaient à son visage des allures de poupée. Elle était trop adorable pour son propre bien et il n'était pas doué pour gronder son unique enfant. Tokiko avait beaucoup hérité de sa mère. Son caractère était aussi jovial et ses traits taillés dans la même porcelaine fragile. Ses grandes ailes blanches couvertes de plumes soyeuses couvraient son corps d'un voile de douceur qui lui tenait chaud en hiver. Elle était un oiseau gracile, à l'image des rares cygnes de la famille. En revanche, de lui, elle n'avait que les grands yeux verts. Ceux-ci resplendissaient autant que le soleil et leur éclat chaleureux réchauffait son corps même durant les plus rudes nuits d'hiver. Parce que les cieux s'était montré assez égoïste pour arracher à leurs bras Aurora de façon si hâtive, il se faisait un devoir d'élever correctement sa fille nonobstant l'absence de sa femme. D'un geste protecteur les mains de Fubuki vinrent trouver les hanches de sa princesse. Son mouvement et le vent matinal qui passait soulevèrent brièvement la chevelure de nacre à qui il devait son prénom. Les plus fins cheveux effleurèrent Tokiko de leurs pointes, dans un passage léger, pareille à une plume lorsqu'elle tombe du dos d'un oiseau et caresse une joue non-avertie. Elle fronça le nez, puis s'en saisit dans un émerveillement rare, le genre d'étonnement enfantin qui quitte les adultes avec la maturité.

-On est bientôt arrivé au point d'eau ? -demanda-t-elle d'une voix exigeante tandis qu'il la calait contre son torse.

Elle n'était pas plus lourde que trois pommes et pas plus haute, un vrai bébé. Et pourtant, s'il osait lui en faire la remarque, Tokiko s'écrierait scandalisée qu'elle avait déjà 5 ans. Sa main retourna ébouriffer les cheveux soyeux.

-Tu vois la montagne qui se dresse devant nous ? -désigna-t-il d'un ton enjoué.-

-La grande blanche ?

-Oui. Lorsque le soleil passera derrière ses pics pour se coucher et laisser veiller sur nous la lune, on sera arrivé.

-C'est encore loin....-Tokiko soupira.- Bon...je dois me remettre en route alors !

Les prunelles sages de Fubuki acquiescèrent en silence. Son regard la suivit tandis qu'il la relâchait dans les airs. A la contempler s'éloigner, la nostalgie le gagna. le temps était un flot inarrêtable.

---



Comme il lui avait promis, la nuit venue, les Kyomizus étaient aux abords du lac saphir. Un endroit où ils aimaient venir se reposer régulièrement. Il ne restait jamais plus de trois ans sans passer par ce site enchanteur qu'abritait le bas de la montagne blanche. La lune était toujours haute en ce point d'eau. Ses rayons se reflétaient si parfaitement dans la surface miroitante qu'ils donnaient l'illusion de se trouver à l'envers d'un autre monde. À la clarté de sa lumière se joignait la ronde d'une centaine de lucioles. Et parce que sans elle, l'harmonie n'aurait pas été présente, une bise chaude plissait les bambous dans une mélodie sourde. Fubuki aurait pu rester des nuits entières à contempler ce spectacle. Dans un mutisme ému, il fit signe aux autres d'atterrir. Les bagages furent posés au sol et on commença à installer les tentes pour permettre aux enfants de se coucher. La plupart des jeunes tels que Tokiko dormaient déjà dans un filet en lianes que portaient à bout de bras les femmes de la troupe. Au rythme de leurs battements d'ailes, le lit improvisé devenait une balançoire agitait de doux ressacs et accessoirement une berceuse.

Aisha, la plus âgée de la famille et belle-soeur du sixième frère de Fubuki mit pied à terre la première. Son corps musclé était aussi tanné que ses ailes foncées de corbeau. Le bleu profond de ses iris n'avait d'égal que le plus noir des soirs. C'était une guide avisée et une femme prudente, ainsi qu'une mère aimante et protectrice. Ils venaient à peine d'arrivée, qu'elle ordonna à Ren et Rion, -les jumeaux roux- de partir en éclaireur. Aisha était toujours sur ses gardes. Bien que rien ne soit vraiment hostile à leur égard, il y avait le risque qu'une bête sauvage s'attaque à eux s'ils venaient à la déranger. Les Kyomizus n'aimaient pas les combats vains et il aurait été regrettable que leur imprudence fasse un animal blessé.  Fubuki doutait néanmoins que quoi que ce soit ne ressorte de cette exploration. Les éclaireurs rentraient toujours bredouille.

FUBUKI SAN !

Ou du moins l'avait-il cru. Le hurlement de détresse sonna à ses oreilles comme un gong et la précipitation de Rion à revenir le fit frémir. Fubuki ordonna à Lionel, -le meilleur combattant de la troupe- de l'accompagner pendant que les plus vieux se réunissaient en cercle autour de leur progéniture. En cas de problème, la sécurité des enfants était le principal. Guidé par un Rion pâle, Fubuki atteint bientôt l'autre versant du lac. Sous leurs passages quelques souris se mirent à fuir, apeuré par le bruit. A ses côtés, Lionel jaugeait en silence l’horizon près à voir surgir à n’importe quel comment un ours embusqué. Une forte odeur métallique envahissait l'air tandis que la petite escouade retrouvait Ren agenouillait auprès d'une masse informe. Un frisson parcourut le dos de Fubuki. Ce que son éclaireur contemplait dans une mimique effaré était étrange et déformé. Il existait des démons de toutes formes et de toutes races, mais telle créature jamais Fubuki n’avait contemplé. Bien que son instinct lui dicta la plus grande prudence, il se pencha pour examiner ce qu'il restait de cette carcasse tordue et anguleuse. Sous ses pieds la verdure suinta, rougie par le sang de la bête. Sa bouche était ouverte et ses yeux révulsés. Son corps semblait brisé et des entailles stagnaient une peau rendu terriblement rugueuse, brune de saleté. Les estafilades qui entamaient la chair enflée étaient sans doute infectées. La senteur en était si désagréable que la bile avait pris en étau sa gorge, il en aurait vomi. Fubuki s’arrêta juste assez près pour constater que depuis le rictus déformé un souffle inaudible s’échappait, fétide.

-Vite faites venir Aisha !!! On a besoin de ses connaissances en médecine. -s'étrangla Fubuki-

-Mais Fubuki-san...il est étrange...il est vraiment étrange. Il...cette chose..n'a rien de normale...-chuchota-Rion avec crainte.-

-Peu importe, depuis quand un Kyomizu laisse pour morte une créature sous prétexte qu'elle est différente de nous, Rion ? -coupa-t'il- sévèrement.- Faites venir Aisha sur le champs.

Son oeil expert jaugea le monstre longuement. Une pointe d'angoisse lui retourna les tripes. Fubuki jeta un regard au ciel étoilé. Les dieux tentaient-ils de lui faire signe ?

---


Tokiko était curieuse et Fubuki méfiant. Depuis peu les récits et les rumeurs se répandaient. Leur terre natale était malade, atteint d'un mal-étrange et inexplicable qui rongeait les forets, contaminé l'air et les marécages. Ce qui était autrefois un étang paisible se transformait en mare à crocodiles, les fleurs dégageaient un pollen empoisonné et les nuages ne crachaient plus que de l'acide. Fubuki ne comprenait pas et la crainte de ses changements terrifiants l'avait poussé à guider sa troupe jusqu'au abords du bois noir. D'ici, ils espéraient couper par les montagnes et atteindre le creux des falaises rapidement car par delà les monts pointus, Eikyuu les attendait et avec elle, la promesse d'un gîte sûr. Parce qu'il était respectueux de la vie, Fubuki ne s'était pas vu abandonné la créature à son sort, néanmoins une certaine appréhension l'habitait. Il n'avait jamais vu d'être aussi peu attrayant que ce monstre aux airs de dragon. D'un autre côté, il avait beau être sage, se vanter de tout connaître en ce monde serait prétentieux. Fubuki tentait donc de reléguer dans un coin de sa tête ses inquiétudes. Sa nature méfiante n'avait pas lieu d'être dans ce monde de paix. Dans un soupir censé lui redonner un brin d'entrain, l’homme claqua ses cuisses d'un coup ferme et se releva. Sous ses pieds nus la terre était boueuse, encore humide et imbibée par la pluie diluvienne qui avait trempé la région toute la nuit d'hier. Une désagréable odeur de souffre cachait les effluves habituellement douce des imposants sapins et un soleil bien timide, mais quand même chaud se cachait derrière un ou deux nuages pâles. Il était temps qu'il aille réveiller ses compagnons et organise la cueillette aux baies de l'après-midi. Il y avait peu de lève-tôt au sein de la petite famille, trois ou quatre tout au plus. On commençait par Nessie, sa grand mère, qui s'acharnait à préparer des cours pour les enfant en s'insurgeant régulièrement qu'une vie de nomade n'empêchait pas d'avoir une certaine éducation ! Venait ensuite les gardes Lionel et Hector -qui en vérité montaient la garde à tour de rôle d'une nuit sur l'autre- et plus récemment, Aisha, qui se chargeait de soigner les récurrents malades de ce mois-pourtant doux. Il croisa d'ailleurs cette dernière à la sortie d’une tente. Elle paraissait contrariée, ce qui l'interpella un brin.

-Aisha bon matin ! Cela ne va pas ? -s'adressa-t'il- à elle d'égal à égal.-

-Fubuki Bon matin ! Non ne t'en fais pas, je vais bien. Je suis juste pressée, je dois remplir la gourde à eau familiale. Si tu veux bien m'excuser. -lâcha-t'elle d'un ton neutre, avant de s'enfuir.-

Le moins qu'on puisse dire...c'est que cela avait été rapide. Il lui semblait pourtant leur réserve encore pleine.  La gourde à eau était un imposant objet à forme cylindrique qui servait normalement à conserver les alcools de riz. En raison de sa masse et de sa taille, son transport était attribué aux deux grands guerriers du clan Kyomizu. Pensif, Fubuki posa une main sur la toile de la tente à Rashka, son troisième neveu. La couleur kaki du tissu se fondait à merveille avec le paysage. Il hésita, mais finit par pénétrer dans l'habitacle. Derrière lui une voix joyeuse s'étira comme un long écho. Une Tokiko bruyante se retrouva bientôt entre ses jambes. Elle lui offrit un énorme sourire. « Sois sage »murmura-t-il d'un souffle discret. Rashka était allongé sur son lit. Sa peau auparavant dorée était devenu si pale qu'elle en paraissait presque bleue, on aurait pu le croire mort. Il n'y avait que la respiration fragile qui animait son poitrail pour indiquer que la vie l'habitait encore. Tokiko toujours aussi casse-cou n'hésita pas à s'approcher de lui. Elle le fixa puis, après s'être assurée qu'il était profondément endormi, s'empara d'un bracelet qui trainait sur le matelas du malade. La chipie vint lui tendre son trophée fièrement, ravie d'être parvenu à se montrer discrète. Fubuki, lui, la prenait à chaque fois la main dans le sac. Ce dernier secoua la tête amusée, mais quand même pressée de la faire sortir d'ici. Aisha avait assuré que Rashka n'était pas atteint d'un mal qui risquait de se répandre, cependant, quelque part en lui le doute subisistait.

-Tokiko vilaine petite voleuse, rend moi ça et va jouer dehors s'il te plaît.

Obéissante, elle ne se priva cependant pas de lui tirer la langue avant de sortir. Fubuki sourit, son poing serré sur le bracelet. Les perles sombres qui en composaient l'ossature vibraient d'une énergie étrangement glaciale. Il en caressa les courbes rondes un instant et fut surprit d'y trouver gravé des symboles rares, dont il ne comprenait pas la signification. Une violente chair de poule parcourut son dos. Il ramena l'objet dans sa poche avec inquiétude. Où est-ce que Rashka avait pu obtenir cet artefact ?

---


Fubuki maudissait sa bêtise, son incompétence, sa naïveté et son manque de discernement. Il se vantait d'être sage et de pouvoir guider les siens, d'avoir appris à discerner le blanc du noir ! Il avait promis de les protéger contre vents et marées. Il s'était prétendu chef. Mais alors pourquoi tout se passait-il ainsi ? Dans son dos, les hurlements d'Aisha résonnèrent. Il serra le poing à s'en faire saigner la paume. Cependant, les sillons qu'ils creusaient dans les lignes de sa main à coup d'ongle n'étaient que trop peu face au trou béant qu'était désormais son cœur. Qui était cet étranger qui enflammait sa famille ? Fubuki ne le savait pas. Les Kyomizus s'étaient cru indestructibles et maîtres de leur vie, ils s'étaient pensé habiles et parfaits, ils s'étaient imaginé protégé du malheur, aujourd'hui ils payaient le prix de leur prétention. Rashka devenu fou, semait l'anarchie, il tranchait des gorges et brulait vifs. Il n'était plus lui-même, plus un Kyomizu, encore moins l'un des leurs. Le bras de Fubuki se raffermit sur le corps tremblant de Tokiko. La petite hoquetait sans arrêt et son souffle hiératique témoignait de sa terreur alors qu'au loin le bruit de la bataille grondait. Les amis de Raskha étaient arrivés il y a plus d'une demie-heure sans prévenir. Ils avaient assassiné ses deux meilleurs soldats en silence, à l'aide de dons puissants face auxquels même Lionel -bien que d'une habilité extrême avait rapidement sucombé. C'était à croire que les compétences de leurs adversaires étaient décuplées à tout point de vue. Un incessant cri, strident et violent perça l'air. Fubuki reconnu dans cette lancinante complainte la voix déformée de Rion. Son mental se brisa. Il devait toutefois tenter de tenir, au moins jusqu'à qu'il est fini de placer Tokiko en sûreté. Sa fille n'avait pas suivi le groupe qui tentait d'éloigner les enfants. À ne pas vouloir le quitter d'une semelle; il l'avait sur le coup follement grondé, c'était pourtant ce qui l'avait sauvé d'une mort atroce. Il chassa les larmes qui montaient. Elle était la dernière. Il fallait la sauver, coûte que coûte. Son unique et précieuse petite fille ne devait pas mourir. Elle portait les espoirs d'Aurora et désormais ceux du clan tout entier.

-PAPA !

Une lumière flamboya et en une seconde un cercle de flammes se dessina autour d'eux. Les sapins s'illuminèrent. La forêt s'incendia dans une allure d'enfer et le son crépitant des troncs sous la fournaise devint une chanson d'adieu. La libellule toussa et rapprocha Tokiko de son ventre. Au creux de la fumée noire produit par l'incendie, la silhouette fine de Rashka se matérialisa. Un sourire sadique déformait son visage parfait et dans ses yeux rouges brillait une lueur que Fubuki reconnu comme celle de la folie. Sa soif de sang était palpable. Il eut un rire sardonique qui le révolta de dégout. Entre les annexes arachnéens qui avaient autrefois serré sa main d'une fraternité mensongère, gisait l'aile d'Aisha. Un appendice brisé qui ne volerait plus jamais. La dextre de Fubuki se porta à sa ceinture où la garde de son bâton en bois se fit sentir. Un acte vain, qui le rassurait peu. Que pouvait-il faire pour se défendre quand Tokiko était un poids mort entre ses bras ? La main de Rashka se leva, lourde, elle semblait prête à lui assigner le coup de grâce. Pendant une seconde, à l'image dégingandée de l'adolescent se superposa celle de la faucheuse. Entre les doigts écartés se formaient une boule d'énergie intense, grondante, une spirale explosive qui ne tarderait pas à lui être envoyé dessus et balaierait de son souffle carnassier sa chair. Il était hypnotisé, incapable de bouger. Fubuki ne sentait plus ses jambes. L'effroi paralysait le moindre de ses muscles et la cendre l'étouffait en engluant ses bronches.

-Pour vous il n'y a que la mort. -sifflota-t-il-

-Papa !!! Papa !!!

Tokiko !

Son cri le ramena à ses sens. Dans sa jeunesse il avait été un guerrier aguerri et un puissant shaman. Il était d'ailleurs encore le plus puissant magicien de la famille. La bombe de feu fut relâchée et Fubuki ne dut son salut qu'à son incroyable vitesse. Elle frôla leur corps et lui brûla une partie des ailes. Il ne pourrait plus s'enfuir par le ciel. De même, se cacher sous terre ne suffirait pas à les protéger des explosions. Courir était également exclu. S'il voulait s'échapper, il ne lui restait qu'une unique, mais fragile solution. Rashka eut un gloussement méprisant. Il était convaincu de sa victoire. Son air supérieur ou sa façon de les dévisager alors qu'il préparait une deuxième bombe, tout chez lui puait d'une écrasante confiance-en soi. Fubuki comptait bien se servir de cette arrogance pour sauver Tokiko. D'un mouvement puissant la libellule lança son bâton en direction de la tête du jeune faucon. Celui-ci se décala d'un pas. Dans sa pseudo supériorité, il ne put s'empêcher de faire brûler l'arme en bois, comptant ainsi affirmer l'épouvante de Fubuki. Le moment de distraction dont fit preuve le garçon fut suffisant pour que le père arrache à sa fille le collier de sa mère et trace sur le sol la rune du transport comme sa femme décédée le lui avait enseigné. Son don, Fubuki l'avait obtenu d'Aurora, sa belle Aurora, sa douce Aurora. Cette femme si splendide qui n'était ni de ce monde, ni même de cette époque. Il n'avait jamais cru devoir s'en servir un jour. La petite se cacha contre lui effrayée tandis que le sol sous eux s'illuminait de part en part.

-Qu'est-ce que tu es en train de faire ?!

Rashka se jeta sur eux dans un cri de rage. De ses mains jaillit une épée enflammée. À cette apparition répondit le portail. Le regard de Fubuki se posa sur Tokiko. Il n'aurait pas le temps de lui dire au revoir. Il n'aurait pas le temps de la rassurer, pas le temps de la consoler. De même, le simple fait de pouvoir l'enlacer devait désormais se conjuguer au passé. Son odeur allait devenir son dernier souvenir, cette caresse l'ultime et cette simple seconde, la fin de leur chemin ensemble. Toutefois, ce n'était pas la tristesse qui envahissait son cœur face à cet adieu, mais l'appréhension de la quitter. C'était l'angoisse d'un monde sans Tokiko. C'était le regret de la mort. Le col de la robe de sa fille se déchira et son corps fut englouti par le portail dans un seul et vibrant éclat.

-PAPA !!!!!

Les yeux de Tokiko accrochèrent les siens. Les iris troubles de peur scintillaient de tant de larmes qu'il lui aurait semblé pouvoir les utiliser pour décorer le ciel entier. Il eut mal, mais les mots d'excuses ne parvinrent pas à franchir le seuil de ses lèvres sèches. L'instant d'après sa fille avait définitivement disparu. L'épée de feu scinda en deux dans sa poitrine. Elle jaillit et gicla dans une gerbe, explosant sa cage thoracique. Fubuki cracha du sang. La souffrance le cingla jusqu'au tréfonds de ses entrailles. Ses yeux pâles tressaillirent mais la douleur importait peu tandis que le portail s'effaçait.

Quand il s'écroula à genoux, il lui semblait déjà n'être plus que poussière, toutefois sa mission n'était pas totalement terminée. Sa paume se posa sur la lame encastrée au creux de sa poitrine qu'il serra, à s'en couper et bruler les doigts juste pour la retenir. Sa force surpris Rashka qui derrière lui tenait l'épée à deux mains. Il pouvait le sentir qui appuyait pour arracher l'objet d'entre ses côtes.L'idiot, dans la poche de Fubuki le bracelet aux perles noirs émettait une lueur malsaine, mais il n'avait pas peur. Il ne craignait pas la damnation, encore moins lorsqu'il s'agissait de venger sa famille.

-Sale vermine, tu vas brûler en enfer !

Fubuki eut une faible grimace, le bracelet cingla son tour de poignet et l'envahit de sa force putride. La boucle d'oreille accrochée à son lobe se fissura et avec elle se libéra un liquide froid et nacré, pareille au légendaire sang de licorne. Il entendit la voix de Rashka s'éteindre dans son dos. Il s'éloigna d'un bond, tandis que le guerrier albinos, les lèvres couvertes du liquide grisâtre, retirée sans vaciller l'épée qui perçait ses boyaux. Un mouvement plus tard Fubuki se tenait debout, plus fier que jamais. Sa prise se raffermit sur l'arme et il prit sa garde. Cette attaque marquerait sa mort. Une nuit d'éternité plongée en enfer pour avoir osé boire le sang d'une déesse. Il deviendrait fantôme et rejoindrait à jamais les ténèbres, mais pas sans emporter le scalpe de Rashka. Dans la cuisante chaleur du brasier, sa larme frappa contre le bras osseux du garçon. Il trancha d'abord son coude puis sa jambe droite, si vif que le vent siffla sur son passage. Une minute plus tard, le corps de Rashka roula, sans tête. La mort reprit alors ses droits sur lui et le sang de dame Illyna incendia ses veines à l'en faire hurler. Pendant cette cruelle nuit, Fubuki s'éteint après une lente agonie.

---



En 2105...

À Momo, une lumière sillonna les cieux. Un éclair frappa le chemin, puissant, et son bruit de tambour assourdissant envahit les lieux plusieurs mètres à la ronde. Natsume s'arrêta pour lever les yeux vers les nuages gris. L'orage se mit à gronder et la pluie devint trombe. Il ne faisait pas bon de rester dehors par temps pareil. Alors qu'il empruntait le chemin de campagne qui menait chez lui, il aperçut une silhouette informe dans le creux d'un buisson. Les sourcils froncés, il se précipita au côté de l'enfant, évanoui. Nerveux, ses annexes trouvèrent avec fébrilité une épaule gelée. Il déglutit et vérifia immédiatement que le coeur de la fillette battait toujours. Un soupir soulagé lui échappa à la constatation qu'elle était en vie, du moins pour l'instant. Il était rarement inquiet, mais l'état de la petite fille était piteux. Pris par un instinct protecteur, il se pencha pour ramasser la forme recroquevillée. En silence, il ne put s'empêcher de constater la délicatesse des caractères ciselés du faciès ou encore l'arrête droite du nez de la benjamine inconsciente. Tout était juste si parfait chez cette gamine qu'il cru un instant tenir contre lui un ange. Il avait presque l'impression de la salir à la toucher de ses mains qui avaient par le passé tant volé. Son coeur manqua un battement furieux tandis que les cils engorgés d'eau laissaient couler le long des joues pales plusieurs gouttes de pluie. L'odeur de cendre qui émanait de sa peau le laissa perplexe. Sous ses doigts délicats, le corps fragile semblait prêt à se briser et ses ailes... Il cligna des yeux. Une Miura ? De tous les clans démoniaques, le clan Miura était celui que Natsume connaissait le mieux. A la disparition de ses parents, il avait erré pendant deux ans, chapardant sa croûte à l’occasion pour ne pas mourir de faim. C’est durant cette période trouble qu’il avait rencontré le fils d’Alexisse et s’en était fait un ami proche. Pourtant, il ne se rappelait pas avoir jamais entendu parlé de cette fille et il était certains qu’Alexisse ne cachait pas l’identité de ses parents à son fils adoptif, qui ne lui cachait rien à lui. Entre ses bras maigres, elle geignit de douleur et il ne put s’empêcher de se rabrouer vivement. L’interrogatoire ce serait pour plus tard. Son regard se tourna en direction du village qu'il venait de quitter ce matin-même. Il n'avait plus qu'à espérer que les Reizawa serait assez bon pour lui prêter quand même leurs soins. Tokiko venait d'être sauvé.


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Hishima & Lilith



Information Personnage

Âge ;; 16 ans.
Sexe ;;Féminin.
Origines ;;Née à Momo.
Race ;;Humaine.
Fonction ;;Aucun.

Exorciste;;Tokiko Miura.


Histoire

Lilith est la fille d'Aiko Hishima, née esprit par la grand mère de son grand père. Elle n'est pas très compétente et plutôt maladroite, alors le destin a plutôt mal fait les choses en la liant à Tokiko, une fière soldate de la brigade d'intervention ! Elle fait toutefois des efforts pour tenter d'apprendre à se battre et ne pas ruiner la réputation de sa famille, mais c'est sans compter sur son abruti de fiancé....




Dernière édition par Tokiko Miura le Lun 4 Jan - 9:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tokiko K. Miura (Terminée)    Lun 4 Jan - 9:06

Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche :3
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Nadya Eucliffe

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MessageSujet: Re: Tokiko K. Miura (Terminée)    Dim 17 Jan - 16:51

Salutations !

Petite fiche très plaisante, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire, porté par ton style d'écriture très agréable ! Tes pouvoirs sont équilibrés, le caractère et le physique attrayants et l'histoire hyper intrigante et poignante ! Tu as ma première validation !
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The Monster Fonda


Alexander Valcherra

The Monster Fonda

MessageSujet: Re: Tokiko K. Miura (Terminée)    Lun 18 Jan - 10:40

Inutile je pense que je fasse toute une analyse de ta fiche.

Tu y a mis tout ce qu'il faut en plus d'apporter d'agréable traduction et de contenue musicaux pour accompagner notre lecture tout du long. L'histoire est bien triste, pauvre Papa de Tokiko TT

Tes pouvoirs sont vraiment trés sympas et j'avoue avoir de l'intéret pour ce curieux mélange avec une bouille comme la sienne =3

Je te donne ta seconde validation !
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MessageSujet: Re: Tokiko K. Miura (Terminée)    

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Tokiko K. Miura (Terminée)

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