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Ici, vous aurez le choix de vivre une vie normale, ou bien d'apprendre les arcanes de la magie et de défendre la Terre et Momo -la dimension d'à côté- contre de dangereux monstres!

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 Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)

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Humain


Naomi Sonoda

Humain

MessageSujet: Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)   Mer 30 Déc - 10:38






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




-Je t'aime.

Ma voix sonna ferme, mais mes genoux, eux, tremblaient. Je pus voir une expression de surprise se dessiner sur le visage d'Hiroki, puis s'effaçer tout aussi soudainement. Bien évidemment, il n'avait pas pris ma déclaration au sérieux. Il aurait été étrange qu'il en soit autrement, cependant je ne pouvais m'empêcher d'être blessée par la désinvolture avec laquelle il avait essuyé l'idée, d'un simple coup d'oeil intrigué. C'était révoltant pour mon égo et en même temps trop évident pour que je sois vraiment en colère. Hiroki me voyait comme une enfant, -sans parler du fait que j'étais toujours câline avec lui-, il n'avait donc pas percuté le pleine impact de ce que j’énonçais. A ses yeux ce n'était qu'une de mes nombreuses démonstrations d'affections quotidiennes même si, en l'occurence, je n'avais jusqu'à présent jamais affirmé avec tant d'ardeur mon amour à son égard. Une main cachée dans la poche droite de sa veste en velours sombre, il prit soin d'éteindre sa cigarette avant de me répondre de sa voix grave :

-Qu'est-ce que tu me racontes encore toi ? -plaisanta-t-il-

Bien que ce ne soit pas volontaire, son ton bas et rauque, me fit frémir. J'adorais le bariton de sa voix forte, c'était un timbre grave et terriblement masculin qu'aucun garçon de mon entourage -trop juvénile- ne possédait. Même la voix de Papa me paraissait plus posé et moins profonde que celle d'Hiroki, beaucoup plus légère et caressante. A la différence, la sienne, puissante, semblait capable de souffler mon cœur d'un simple râle.

Je déglutis, les phalanges serrées sur ma jupe d'école alors que les deux puits qui lui servaient d'iris m'accordaient un coup d'oeil taquin et amusé. Il avait cet air de renard si agaçant, celui qu'il prenait avec ses élèves quand l'un d'eux venait de sortir une idiotie. D'habitude je trouvais cette grimace super craquante, mais en cet instant, elle me stressait juste ! J'avais peur de passer pour une abrutie et pis, je craignais qu'il ne me prenne pas au sérieux du tout ! Courage Naomi ! -m'invectivai-je-. Je ne pouvais décemment pas jouer les potiches de salon !Le mouvement que fit Hiroki pour se lever m'alarma. Il alla prendre sa sacoche et je compris avec ce geste qu'il comptait bientôt me congédier. Ce soir il avait une réunion qui se suivrait d'une soirée au restaurant en compagnie des autres salariés du lycée.

Ma gorge se serra brusquement. Dans ma tête la scène du matin se rejouait sans cesse. J'avais surpris l'infirmière scolaire entrain d'annoncer à notre professeur de français qu'elle comptait se déclarer à « Monsieur Asahina ». Il était de notoriété qu'Hiroki était célibataire et qu'entre lui et Madame Campbell, la mère de Sarah, le courant passait plutôt très bien. Bien évidemment, j'étais moi aussi au courant et c'est bien pour ça que j'étais ici : L'empêcher d'aller la voir.

Au début, je n'avais pas prévu de me déclarer aussi tôt. Je pensais attendre d'avoir la majorité et finir le lycée, d'être dans une situation d'indépendance qui me permettrait de me battre à armes plus égales avec mes rivales. Malheureusement Hiroki était vraiment populaire et j'avais du me faire violence déjà trop longtemps. Je ne supportais plus d'entendre lui et papa parler de ses conquêtes en rigolant, toutes ses nanas moches et relous qui cherchaient à lui mettre le grappin dessus ! Et puis, surtout, je craignais qu'une de ses relations ne deviennent sérieuse ! Or, avec Madame Campbell, j'étais persuadée que ce serait le cas. Elle cherchait un nouveau père pour Sarah, quelqu'un de stable et d'honnête comme Hiroki. Hiroki quant à lui manquait d'une famille, du moins c'est ce que Maman affirmait tous les soirs. Elle était celle qui l'enjoignait le plus à se trouver quelqu'un et fonder son propre foyer. A mon grand désarroi, Hiroki ne niait pas. C'est d'ailleurs Maman la première qui a encouragé Madame Campbell à s'intéresser à Hiroki. Jamais je n'aurai cru dire ça, mais j'ai beau adoré ma mère, en amour c'est définitivement ma pire ennemie !

-Je ne veux pas que tu y ailles. N'y vas pas ! -suppliai-je, une main brusquement posée sur son bras alors que je tentais de le retenir.

Les sourcils d'Hiroki se froncèrent. Je commençais à l'agacer. Comme à son habitude, il était à se damner. Il avait sur son dos sa plus belle chemise noire cintrée et ce parfum d'eau de cologne, celui dont il ne se sépare jamais et qui épouse son corps comme une seconde peau, pas assez fort pour être désagréable et pas assez léger pour qu'on ne le remarque pas. J'en avais l'eau à la bouche tellement l'odeur m'en était agréable, surtout maintenant que nous n'étions plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Le rouge me monta aux joues et je tentais de garder contenance alors qu'il me toisait longuement, tentant sans aucun doute de comprendre ce qui me prenait brusquement, car ce n'était pas dans mes habitudes que de me montrer aussi capricieuse que ça avec lui.

-Je t'aime Hiroki. Je suis amoureuse de toi, ce n'est pas une gaminerie ! Je suis très sérieuse !!!

Le cœur battant, je vis son visage s'assombrir et sa bouche s'ouvrir, mais je le coupais alors obstinément d'un baiser. Ma bouche cogna maladroitement contre la sienne dans un instant court.

CLAC

La gifle partit si violente que j'en hoquetais. Ma main se porta sur ma joue gonflée alors que je le regardais me dévisager. Il était complètement incrédule.

-Ca suffit maintenant, Naomi !-prévint-il, son ton plus menaçant que jamais.- Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût !

Ses paroles me blessèrent plus que de raison, mais c'est avec détermination que je lui fit face. Mon regard se posa sur son trousseau de clefs dont je m'emparais vivement, avant de les cacher derrière mon dos. Elles tintèrent et je vis ses iris perçants me dévisager avec une vive colère cette fois.

-Ce n'est pas une blague ! Je t'aime et si je dois t'embrasser encore pour le prouver...je...je le ferais sans hésiter ! Je t'aime Hiroki ! -énonçai-je, espérant que cette fois, il me prenne au sérieux pour de bon.-


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(Voilà, j'ai fais bouger Hiroki comme tu me l'avais permis, j'espère que ça te plaira !!! ^^)
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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)   Mar 29 Mar - 16:07






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




Elle était parti toute seule s'abattre sur sa joue qui déjà ne tarda pas à montrer des signes de réactions. Elle devint rouge quand moi je sentis des fourmillements ravager ma peau que je secoua vivement en plantant mon regard sur elle, encore déconcerté par cette crise soudaine.  Comme dit, je n'apprécie pas beaucoup sa blague, j'ai même un peu de mal à comprendre son intérêt et la raison qui l'a poussée à choisir ce moment précis pour me la faire. Elle n'est pourtant pas sans savoir que je suis attendu à cette soirée, qui si ça ne tenait qu'à moi, je n'aurais peut-être pas accepté d'y aller s'il n'y avait pas eu le concours de sa mère. Tellement insistante, elle n'a pas cessée de me rabâcher d'y aller, que je n'ai pas à passer la plus part de mon temps libre avec elle et son mari, qu'il faut que je profite de la moindre occasion pour sortir et rencontrer quelqu'un. Il me semble même qu'elle a voulu une fois m'inscrire sur un site de rencontre, chose qui bien évidement j'ai été en mesure d'éviter. On peut dire qu'elle n'est pas de tout repos la mère Sonoda et il faut croire que la gamine a piocher un petit peu trop dans ses gênes. Je ne sais même pas ce qu'il m'a prit de lui ouvrir la porte de mon appartement ce soir, sachant que je devais me préparer pour me rendre à la petite fête. Je n'aime pas trop quand on vient empiéter sur mon territoire, même s'il s'agit d'elle et de son frère, ma tanière reste mon univers à moi, un cocon que je ne souhaite pas réellement partager et dieu sait pourtant combien je les aimes tous. De mon côté il est vrai que je ne me prive pas pour m'incruster chez ses parents, mais l'inverse en revanche se fait très rare parce que je trouve toujours une excuse pour éviter ou reporter des réunions dans mon antre. Un peu lunatique sur les bords ? Peut-être bien.

Sa réplique rentre par une oreille et ressort par l'autre sans oublier de frapper le centre de ma boîte crânienne à m'en assourdir de ses idioties.  De sa petite bouche d'adolescente en pleine croissance une énormité vient de sortir à m'en faire pâlir les phalanges d'énervement. Je ne suis pas le genre d'homme très patient et encore moins de ceux avec qui on peut prendre ce genre de blague à la légère. En plus de ça, je ne suis pas friand du jeu auquel elle veut me faire participer et depuis tout à l'heure je ne parviens pas à défroncer mes sourcils. C'est du revers de la main que j'essuie mes lèvres en ne la quittant pas du regard, grognant et pestant même lorsqu'elle finit par me menacer. Parce que oui, dans l'état actuel des choses, c'est ainsi que je prend ses paroles alors que dans une autre situation, j'aurai pu prendre cela pour de l'amusement, une taquinerie qui aurait continuer de faire parti de notre quotidien. J'ignore ce qui l'a décidé à venir briser celui-ci d'ailleurs, moi qui commençais enfin à me faire à cette vie.  

-Oh ? Tu le referais hein ?! Non mais ça va pas dans ta tête. Qu'est-ce que tu as à venir m'emmerder comme ça ce soir. T'as pris de la drogue avec tes copines ou une connerie du genre ? Attention Naomi, ne joue pas à ça avec moi. Prévins-je en m'approchant d'elle et tendant la main. -Maintenant tu arrêtes ton cirque et tu me rend mes clefs. J'ai plus important à me préoccuper ce soir.

Accentuant alors le geste de ma main pour lui faire comprendre que je commence déjà à perdre patience. Je fini par avancer d'un pas dans sa direction tout en encrant dans ses grands yeux couleur océan mes onix qui ne laissent miroiter aucune émotion. La dominant sans grand mal de ma hauteur, je vins me pencher vers elle une fois qu'elle fut le dos contre la matière de ma porte, venant alors plaquer ma main sans douceur et à plat contre celle-ci pour mieux la bloquer mais aussi bien l'effrayer un tantinet je l'avoue. Elle ne peut que s'en prendre qu'à elle-même. Cette situation, c'est elle qui l'a cherchée.

-J'ai besoin de mon véhicule, Naomi. Ne m'oblige pas à devoir appeler tes parents ou bien l'un de tes professeurs pour qu'on m'y emmène. Il voudrait mieux pour toi que cette histoire se règle le plus rapidement possible et dans le calme, tu ne penses pas ? Je tacherai d'oublier cette blague de mon côté.


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(Je me permet d'utiliser le même code afin d'harmoniser nos échanges, si ça ne te dérange pas trop ^^

Et désolé du retard >< )
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Humain


Naomi Sonoda

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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)   Mar 29 Mar - 18:05






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




Si j'étais blessée par la froideur d'Hiroki, je rangeais cela bien au fond, dans le dernier tiroir de mon cœur. Je savais que sortir mes sentiments du placard ne serait pas facile et que, selon toute vraisemblance, il ne me croirait pas. Je ne m'étais jamais attendue à sa bénédiction et encore moins à sa compréhension, en revanche je me faisais mal à sa violence. Il avait toujours été doux et posé, je ne gardais de lui que des bons souvenirs et c'était la première fois que j'avais à affronter sa colère. Honnêtement ce n'était pas une mince affaire. J'étais apeurée et tremblante, si je ne le connaissais pas aussi bien, je m'en serai fais pipi dessus. Les joues brûlantes et les yeux fermés alors que sa main cogne contre le bois de la porte, sa présence est en cet instant tétanisante, mais je ne peux pas m'empêcher d'être un poil excitée. Je suis à ce point obsédée par lui et je ne sais vraiment pas comment lui faire comprendre. Je sais bien que la bataille que j'entame sera très longue. Il ne m'aimera probablement jamais et tous mes efforts sont certainement voués à l'échec. Je le sais. Je le sais bien. Mais ce n'est pas pour autant que je vais renoncer. J'aimerai avoir au moins une chance, rien qu'une seule, aussi minuscule et ridicule soit-elle. Seulement, si je n'arrive pas à le convaincre de ma bonne foi, j'aurai beau prié, elle ne pointera jamais ne serait-ce que le bout de son nez ! Assailli par son souffle et la poitrine en feu, je me baissais vivement et lui passais sous le bras. Mon cœur battait la chamade alors que d'une main discrète, mais déterminée je cachais les clefs dans mon soutien-gorge, dos à lui. Je ne pense pas qu'il osera venir les chercher ici.

-Tu peux bien appeler mes parents Hiroki, je m'en fiche ! -lâchai-je vivement, mes genoux s'entrechoquant toujours plus tandis que ma joue me lançait douloureusement. Je n'ai pas pour habitude qu'on me gifle, mes parents ne se permettent pas de le faire, ou du moins maman l'interdit strictement à papa, sans doute en raison de son passé que je ne connais pas très bien, mais que je sais hanté. Je n'aurai pas cru cela aussi désagréable, pour sûr, ça remet les idées en place !

-Je refuse que tu y ailles ! Je ne veux pas que tu rencontres Madame Campbell, je ne suis pas d'accord ! Elle n'est même pas belle ! -Je rougissais, consciente que mon attitude devait apparaître bien capricieuse, mais continuais tout de même.- Je t'aime Hiroki. Je sais que tu auras du mal à y croire et à l'avaler, mais c'est la vérité. Je t'aime depuis très longtemps ! C'est pour ça que je n'ai jamais ramené de garçons, parce que je ne vois que toi ! C'est aussi moi qui t'envoie des chocolats chaque année dans ton casier !

Je ne sais pas s'il sait que c'est moi, car je n'ai jamais mis mon nom. Il faut dire que mes chocolats ne sont pas très bons et j'en ai toujours eu honte. Aujourd'hui néanmoins, ils me paraissent une très bonne preuve de l'immense affection que j'éprouve à son égard. Je déglutissais, la respiration hiératique. Je commençais à manquer d'air. Depuis que je suis petite, je souffre d'un léger problème cardiaque qui s'accompagne de crises d'asthme sévères, les émotions fortes et le sport ne sont donc pas vraiment bon pour ma santé. Il a d'ailleurs fallu toute mon énergie pour convaincre Maman et Papa de me laisser m'inscrire au club de volley-ball. Un club que je ne fais en vérité que pour profiter d'Hiroki. Je me demande si lui avouer cela le convaincrait ? Non, non surtout pas....Il me forcerait à quitter le club immédiatement... En cet instant, on dirait un volcan sur le point de rentrer en éruption. Je crois qu'il me déteste sincèrement. Hiroki....

-Hiroki. -repris-je à haute voix, désespérée de le retenir- Ne pourrais-tu pas m'écouter et ne pas partir ? Je ne te demande pas d'accepter mes sentiments tout de suite. Je veux juste que tu restes avec moi ce soir !


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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)   Sam 16 Avr - 1:46






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




J’ignore ce qu’il lui prend à cete gamine, c’est bien la première fois qu’elle me fait une scène de ce genre. Généralement j’ai droit de temps en temps à des petits caprices du style qu’elle veut que je l’emmène quelque part, que je lui offre une boisson, un repas dans un restaurant du coin, fin des choses que je fais depuis qu’elle est toute petite déjà. Des traitements que je lui accorde à elle mais aussi bien à son frère.C’est bien la première fois qu’elle me fait une crise au point de me taper bien assez vite sur le système. Comme dit, je ne suis pas quelqu’un de très patients, encore moins quand j’ai ailleurs des obligations. Je suis attendu et je n’aime pas être en retard, habituellement je fais toujours en sorte d’être soit en avance soit pile à l’heure. La ponctualité est un point d’honneur que je suis parvenu jusque-là à maintenir. En la bloquant ainsi contre la porte, j’ai cru, c’est vrai pouvoir la dissuader de poursuivre sa comédie, mais, la bougresse est plus teigneuse que je n’ai voulu le croire et pourtant ce n’est pas faute de l’avoir vu grandir.

-Naomi….Soupirai-je déjà d’exaspération alors que je l’entend encore une fois sortir cette énormité qui jusqu’à ce soir n’avais jamais sonné de la même manière. Ces mots qu’elle me dit là, je ne veux pas les entendre et encore moins croire en leur sens. Je suis conscient de ce qu’ils signifient, me venant d’elle, je souhaite sincèrement qu’il en est autrement. Hélas, son insistance me laisse croire que je me trompe et c’est bien ce qui me terrifie, ou plutôt devrais-je dire : m’ennuie. Je ne peux empêcher mon poing de se serrer quand elle continue en m’avouant la provenance de ces chocolats que je retrouve dans mon casier le jour de la Saint Valentin. Devrais-je lui dire que je le savais déjà ? Que je m’en étais rendu compte bien avant ? Le milieu dans lequel j’ai grandi et vécu durant toutes ces années à éveiller mon sens de l’observation et m’a également rendu suspicieux de tout ce qui se passe autour de moi. Quand une anomalie vient perturber mon quotidien, je pousse une enquête minutieuse pour déceler le fin mot de l’histoire. Ce fut le cas lorsque j’en ai reçu pour la seconde fois. Puis, il ne faut pas non plus sous-estimer mon palet. Je n’ai pas eu de mal à faire le rapprochement entre ceux-là et ceux qu’elle me donne par « politesse » quand je viens chez sa famille sous l’invitation de ses parents.

-Ne te fous pas de moi Naomi, tu sais très bien à quel point je suis à cheval sur l'heure et mes rendez-vous. Ne me fais pas perdre davantage patience au risque de t'en mordre les doigts. Crois, tu regrettera bien assez vite de m'avoir à ce point emmerder.

Pour parler franchement avec elle, il est vrai que je ne mâche pas mes mots, mais en même temps, on ne peut pas dire qu'elle fasse quelque chose pour arranger mon état si ce n'est qu'au contraire l'envenimé. L'éthique, j'ai toujours eut auprès de mes nombreux collègues, quelque soit le milieu où j'ai du me fondre, une image d'un homme d'affaire, pointilleux et carré. Ce n'est pas une gamine qui va détruire tout ce travail pour un petit caprice, que dis-je, une crise d'adolescente certainement en pleine période. Parce que le printemps arrive et que ses copines batifoles, il faut qu'elle vienne jeter son dévolu sur moi ? Pourquoi ? L'ai-je trop chouchouter ? Ai-je fait quelque chose qui lui laisse croire qu'elle a ses chances ? Ne sait on jamais. Sur un malentendu, tout peu arriver, qui sait ce qu'il se passe dans la tête des jeunes ces dernières années, j'ai de plus en plus de mal à suivre leur rythme...

-Tu ne veux pas attendre plus tard sérieusement pour me faire ta scène. Je suis en retard avec tes conneries. Rend moi mes clés et mets toi devant un film en m'attendant. J'y vais, je passe ma soirée tranquille, je papote, je bois et je rentre okay ? Puis....


M'approchant d'elle en tendant la main dans sa direction.

-Si ce qui te dérange tant c'est que je me retrouve avec l'infirmière scolaire...Dis toi que si ce n'est pas ce soir que j'y vais, se sera une autre fois. Et, cette fois, je ne pense pas qu'il y aura autour de nous tout les autres professeurs.


Prévins-je comme une menace, me doutant bien qu'elle va encore plus s'énerver, la connaissant, je ne serais pas étonné. Je n'ignore pas la petit pile en furie qu'elle peut être par moment. Mais elle l'a cherchée. Puis c'est également la vérité, si ce n'est pas ce soir, je ne serais pas à l'abri d'une nouvelle invitation.


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Naomi Sonoda

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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)   Mer 18 Mai - 4:43






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




-Ne te fous pas de moi Naomi, tu sais très bien à quel point je suis à cheval sur l'heure et mes rendez-vous. Ne me fais pas perdre davantage patience au risque de t'en mordre les doigts. Crois, tu regrettera bien assez vite de m'avoir à ce point emmerder. 

Hiroki restera pour toujours Hiroki. Il est froid et impérieux. Mais ce n'est pas son ton, encore moins ces menaces qui vont me faire reculer. Inconsciemment, je déglutis une main sur la poignée de la porte, alors qu'entre mes côtés mon cœur bat toujours aussi fort. Hiroki... Il ne tient pas à comprendre, pour lui je ne fais que le retarder et quelque part je sais qu'il n'a pas tort. A sa place, je serais agacée aussi à m'imaginer que la fille de mon meilleur ami a pété un câble. Je suis loin d'être une idiote, je me doute que mon comportement ne le satisfait pas le moins du monde. Je tremble, mais je reste droite. Je ne peux pas le laisser partir après ça, il faut que j'arrive à le convaincre de ma bonne foi, absolument. Mais comment faire ? Mes paroles ne semblent pas l'atteindre, pas plus que mes actes. Je suis désespérée de lui faire comprendre. Si les gestes et le ton ne suffisent pas que me reste-il ? Inconsciemment, je me mets à le supplier du regard, les lèvres plissées dans une mimique désespérée.

-Tu ne veux pas attendre plus tard sérieusement pour me faire ta scène. Je suis en retard avec tes conneries. Rend moi mes clés et mets toi devant un film en m'attendant. J'y vais, je passe ma soirée tranquille, je papote, je bois et je rentre okay ? Puis....

Attendre ? Mais je ne fais que ça ! J'ai envie de lui crier que ça fait plus de dix ans que j'attends, que je le guette. J'ai passé mon enfance à espérer que les seins me poussent et que mes règles viennent. Je piquais les chaussures et les vêtements de Maman, tout ça parce que je n'avais qu'une hâte, être suffisamment grande et mature pour qu'il pose ses yeux sur moi. Sauf qu'il ne le fait pas. Hiroki ne me regarde pas. J'inspire et expire, je serre mes doigts sur les clefs. Réfléchis, Naomi ! -m'invectivai-je-, il doit bien y avoir une solution. Je me ronge les sangs et je l'observe, sa main qui se tend dans ma direction est pareille à la serre d'un rapace, menaçante.

Inconsciemment je déglutis, j'ai peur qu'il parvienne à me toucher et me piquer les clefs. Il est plus fort, plus rapide, je veux dire ce n'est pas le premier venu, avant d'être professeur il est garde du corps. Je suis certaine qu'il trempe dans des affaires peu recommandables d'ailleurs, comme papa.

Bien que je n'ai jamais le droit de demander, j'ai déjà écouté aux portes le plus discrètement possible. Mais franchement qu'espéraient-ils de ma part ? Que j'approuve leur petit business et reste bien sage sans jamais rien dire, ni penser ? Il me traite tous les deux comme une gamine. Même Shinichi est plus au courant de leurs activités que je ne le suis, encore un détail qui m'exaspère. Je ne supporte que trop mal cette différence de traitement.

-Si ce qui te dérange tant c'est que je me retrouve avec l'infirmière scolaire...Dis toi que si ce n'est pas ce soir que j'y vais, se sera une autre fois. Et, cette fois, je ne pense pas qu'il y aura autour de nous tout les autres professeurs. 

Je fronce les sourcils à cette remarque. Le fait-il exprès pour m'énerver ? Parce que si c'est le cas, il réussi très bien. Je ne veux pas qu'il la voit. Je suis pourtant clair non ? Ou alors, l'aime-t-il déjà ? Est-il intéressé ? Mon cœur se serre et j'ai envie de vomir juste à les imaginer ensemble. Non, je...je ne le permettrai pas. Les oreilles sifflantes, la gorge étroite, je cache vivement les clefs dans mon chemisier, pile entre mes seins. Je sais Hiroki coléreux, mais je ne pense pas qu'il osera venir les chercher là. Il n'osera pas me toucher ici, encore moins me déshabiller de force. Du moins, je crois, mais je peux toujours me tromper, pas que cela me dérangerait cela dit.

Néanmoins, je le sais trop respectueux de mon père pour m'attaquer de cette manière. Et à mon plus grand malheur, c'est bien cette grande moralité que j'adore et abhorre à la fois. C'est très paradoxale de me rendre compte que je l'aime justement parce qu'il est ainsi, fier et fort, tellement droit, mais que, en même temps, c'est aussi à cause de ça que je suis autant sur les nerfs. Car avec sa droiture, il ne m'acceptera jamais ! Se faire une mineur et la fille de son meilleur ami de surcrôit ? Laissez-le rire, c'est ridicule et malsain !
Je sais très bien à quel point cela doit lui paraître impensable, pis inconcevable. J'imagine jusqu'où la simple idée de me toucher doit le déranger, le dégoûter...Après tout, ce serait aller à l'encontre de toutes ses valeurs et Hiroki est un homme de principes. Toutefois, je...je ne peux pas abandonner. Si je ne fais rien, je crois que j'en mourrais de frustration. Je suis égoïste, je le sais. Pardonne-moi Hiroki.

-Est-ce que tu l'aimes à ce point ?

Je le regarde et m'approche à nouveau. Je tremble et saisit son haut, mes yeux larmoyants. Je compte bien le prendre par les sentiments s'il le faut.

-Est-ce qu'ils sont plus importants que moi ? Tu t'en fous que je ne sois pas bien ?

Je déglutis, puis baisse la tête tout en venant dégrafer ma jupe qui tombe dans un mouvement fluide à mes pieds.

-Si une partie de sexe est plus importante que moi, alors je peux très bien faire l'affaire non ? Mais ne va pas la voir, je la déteste cette femme...je la hais. Je ne veux pas d'elle dans ta vie, ni dans la mienne. Elle ne te mérite pas. Elle ne t'aime pas assez.


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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)   Ven 10 Juin - 0:45






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




Cette gamine, qu’est-ce qui lui prend de me faire une crise pareille, elle qui pourtant à toujours était adorable. C’est la première fois que je la découvre aussi capricieuse, voir limite hystérique même, c’est du jamais vu pour moi. Si parfois elle a su me faire comprendre qu’elle ne souhaite pas me partager, comme c’est arrivé une fois lors d’un de ses anniversaires où quelques-unes de ses amies sont venues à la maison, ce soir c’est bien la première fois qu’elle l’exprime aussi intensément, tout comme c’est le cas pour ce geste qu’elle a osée forcer. Qu’est-ce qui lui a pris sincèrement de m’embrasser comme elle vient de le faire, sûrement un coup de ses hormones comme c’est le cas chez beaucoup d’adolescente de son âge. Les ravages de la nature, j’espère que ce n’est là qu’une simple folie passagère, que c’est seulement son corps qui la travaille et rien de plus sérieux. C’est ce que je veux me convaincre, mais elle fait tout pour me faire entendre qu’il ne s’agit pas uniquement de cela. Je suis sûr qu’elle est consciente que je n’apprécie pas cette situation tout autant qu’elle ne doit pas la trouver agréable non plus. Que ressent elle en sachant que le regard que je pose sur elle n’a rien de celui observateur et protecteur que j’ai l’habitude de lui adresser ? Perçoit-elle suffisamment que je commence à bouillir intérieurement de colère et de mal être. Ma petite menace ne semble pas prendre avec elle, pourtant je n’ai pas totalement tort dans mes suggestions. Si ce n’est pas ce soir que j’y vais, je doute qu’on me laisse tranquille et que mes collègues trouveront une autre occasion de me faire sortir, eux mais plus particulière cette très chère femme que Naomi dit détester. Une nouvelle qui me surprend un peu d’ailleurs, il me semble qu’elle n’a pourtant rien fait pour attirer sa haine. Elle est gentille et douce avec ses patients, prévenante et attentionnée en plus de ça. Comme je le lui ai dit, bien que ce ne soit qu’une simple supposition, je ne suis pas à l’abri d’un second rendez-vous qui sera celui-ci certainement en tête à tête.


-Qu’est-ce que tu me raconte, qu’est-ce que tu me parle d’amour. Ce n’est pas vraiment la question Naomi. Puis si c’est le cas, qu’est-ce que ça peut te faire ?


Est-ce que c’est ça ? Est-ce que j’aime déjà cette personne ? Non, bien sûr que non. D’accord, elle est sympathique comme a pu me la décrire Maki, mais ce n’est pas le grand amour ni même une aventure. Un flirte peut-être, une histoire de séduction pour voir si le charme peut toujours opérer ; En somme, c’est un jeu. Je n’ai jamais exprimé l’envie de m’engager dans une relation sérieuse et je ne suis pas le genre d’homme à m’embêter avec des histoires de ce type au travail, ce n’est que source d’ennui. J’ai été en mesure de me trouver un job paisible qui me permet de vivre légalement et de rester au côté de mes proches, dont la morveuse qui me fait actuellement face fait essentiellement parti. Elle ne s’en rend pas compte on dirait bien, mais elle m’est extrêmement précieuse, tout comme le sont ses parents et son frère. Mais plutôt que de le prendre en compte, la bougresse s’acharne à m’énerver en enfournant la clé de mon véhicule dans son vêtement. Plus précisément au creux de sa poitrine en pensant très certainement que je ne me risquerai pas à lui faire des attouchements pour la lui récupérer. Elle n’aurait pas totalement tort dans un sens, en temps normal, il est évident que je n’en ferai rien, mais, en l’occurrence, cette situation n’a rien de normale. Elle ne fait qu’attiser ma colère et noircir mon impatience dans un froncement de sourcils qui démontre bien mon mécontentement. Un petit « tsss » s’échappant même de mes lèvres dans un grincement de dents mêlé à un grognement.


-Sérieusement Naomi arrê…


Elle me coupe dans mon élan, s’animant plus encore pour mieux m’exaspérer. Je n’ai pas loupé ce petit regard de chien battu. J’ai bien compris qu’elle a tentée de me prendre par les sentiments. Les mots qui sortent de sa bouche sont comme un coup de marteau, jamais je n’ai songé avoir un jour une telle discussion avec elle sur le sexe, je me suis toujours dit que ce serait avec ses amies qu’elle aborderait le sujet ou peut-être son frère ou sa mère. Son père, j’en doute, mais je pensais qu’elle m’aurait au moins épargné ça. Il faut croire que je me trompe sur toute la ligne et elle ne perd pas un instant pour me l’envoyer dans la face d’une manière un peu trop directe à mon goût. C’est bien plus que je ne peux en supporter, j’ai été jusque-là gentil avec elle, mais, elle va trop loin maintenant, elle dépasse les bornes. Une crise, d’accord, je peux accepter, qu’elle la déteste aussi, mais ça là, non, c’est mort. En plus de fourrer dans ses vêtements au creux de sa poitrine de jeune femme en pleine adolescence ma clé, il faut en plus de ça qu’elle m’expose  une telle idiotie ? Est-elle consciente de ce qu’elle me fait là ? Se rend-t-elle compte de combien ça peut m’irriter. Quand je vois s’échouer sur le sol sa jupe qu’elle vient de défaire, laissant alors entrevoir le tissus de sa culotte à peine masqué par la chemise de son uniforme, je grince des dents et en serre le poing.  Une seconde gifle ne serait pas de trop…Mais je pense, sera inefficace et lui faire du mal n’est pas dans mes intentions.

-Tu ne pense pas que tu va trop loin là ? T’en fais pas déjà assez avec ta crise ? Ce n’est pas qu’une question de sexe Naomi. Puis, pour information, je ne couche pas avec des personnes que je suis amené à recroiser régulièrement.

Cette information est une manière comme une autre de la rejeter sans trop de violence, à voir si elle sera en mesure de le comprendre comme je l’entends, bien que je la sais très têtue quand elle s’y met, comme c’est d’ailleurs le cas aujourd’hui.  

-Dois-je te rappeler que c’est ta mère qui cherche à la faire venir dans notre vie ? Tu sais tout comme moi comment est ma vision des choses concernant les relations au travail.

Bien que ce dernier ne soit que fictif d’un certain point de vue. Ce n’est pas avec des paroles cependant qu’elle entendra raison, je le sais, bien malgré moi. Soupirant alors avant de la fixer, je me rapproche à nouveau d’elle sans lui laisser la moindre échappatoire. Un pas, un murmure et je tends le bras pour l’attraper de mes doigts et la manipuler de sorte à ce qu’elle rencontre l’accoudoir de mon canapé et finisse par basculer. La forçant alors à adopter une position légèrement contraignante. Je profite de sa surprise pour la bloquer ainsi dessus en m’obligeant à me glisser au-dessus d’elle sans pour autant la plaquer de mon corps contre le sien. Une certaine distance règne entre mon torse et sa poitrine. D’une main je maintien fermement ses poignets au-dessus de sa tête tandis que de l’autre je ne me prive pas, non sans mal, de la glisser sur son ventre plat. Effleurant alors sa peau de la mienne.

-Tu sais, à me pousser comme tu le fais, ça n’aura rien du beau tableau que tu t’en fais. Je peux sans difficulté t’en dégouter… Grognai-je comme d’une menace alors que mon regard se plonge dans le sien - Il serait plus judicieux de me rendre tout de suite mes clés. Laisse-moi passer ma soirée tranquillement, et à mon retour, j’espère sincèrement que tu auras oubliée toute cette histoire qui tu t’en doute, ne mènera nulle part.  


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Peux-tu croire que je t’aime ? (Pv Hiroki)

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